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mardi, 27 février 2024
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Algérie : Une feuille de route pour éliminer le marché noir de devise ?

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Algérie – L’économiste et expert international Abdelrahmi Bessaha a mis en place une feuille de route permettant aux autorités d’éradiquer à terme, le marché informel des devises.

Le marché noir des devises fait couler beaucoup d’encre et le sujet est revenu sur le devant de la scène politico-économique du pays depuis quelques semaines. À cet égard, l’expert international en économie, Abdelrahmi Bessaha, a a dévoilé, dans un entretien accordé au journal El Watan, les moyens plausibles et les outils concrets, pour l’élimination du marché informel des changes à terme, estimant que son existence enracinée pose un sérieux problèmes de « gestion macroéconomique ».

Il est utile de spécifier tout d’abord les causes qui ont alimenté la coexistence permanente du marché noir des devises avec le marché officiel. En effet, malgré les réformes instituées par les autorités, cet espace informel a fini par gagner de la profondeur et de la sophistication au cours de ces dernières années, a estimé Bessaha.

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Selon l’économiste, la naissance et le développement du marché informel des changes en Algérie est le fruit de plusieurs facteurs, à savoir : les restrictions juridiques concernant l’acquisition des devises étrangères influant sociologiquement sur un comportement cherchant refuge dans la devise pour se protéger de l’érosion continue du dinar algérien; mais également l’incohérence des politiques économiques entreprises par les gouvernements successifs, ou encore le facteur administratif relatif au volet des procédures complexes en vue d’ouvrir et de posséder des comptes bancaires en devises, précise-t-il. 

4 grands axes pour en finir avec le « Square »

L’économiste invite le gouvernement à structurer un programme de réformes générales incluant des dispositifs de renouveau du marché de la devise étalés sur le long terme. Ce programme s’articule autour de 4 grands axes : un premier axe à court terme, un second axe sur le moyen terme, un troisième axe pour épuiser les sources d’offre du marché parallèle, et un quatrième axe à long terme.

Le premier axe s’étalerait sur les 12 prochains mois, en ajustant progressivement l’écart entre le taux officiel et le taux parallèle de change pour le rapprocher de sa valeur d’équilibre – autoriser l’ouverture des bureaux de change – atténuer les restrictions à d’importation et l’élargir le champ des participants au marché interbancaire des changes.

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Le second axe devrait s’appuyer sur des réformes macroéconomiques et structurelles, notamment des mesures budgétaires telles que la lutte contre la fraude, l’assurance d’une épargne budgétaire et des réserves de change.  Sur le plan structurel, les autorités devront se concentrer sur la diversification des exportations et l’ouverture commerciale.

Par ailleurs, le troisième axe s’articulerait plutôt sur la démonétisation du dinar algérien. Une mesure complexe qui nécessite une bonne préparation secrète pour atteindre le maximum d’efficacité. Le dispositif se basera sur l’ajustement des moyens de paiement aux volumes des transactions, en luttant contre l’inflation, en combattant la fraude fiscale et en asséchant le marché des changes parallèle.

Quant au quatrième axe, ce dernier devrait se focaliser sur la libéralisation graduelle du compte capital de la balance des paiements afin de favoriser la circulation des capitaux en direction de l’Algérie et donc disposer de plus de ressources extérieures. Une libéralisation qui ne pourra se concrétiser qu’à long terme en raison des conditions que nous ne réunissons pas pour le moment, a conclu l’expert international en économie.

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