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Algérie : Tebboune veut éradiquer la surfacturation dans l’importation

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Algérie – Le président Tebboune s’est engagé, une fois encore, à éradiquer le phénomène de la surfacturation des importations qui met à sec les caisses de l’État.

En effet, lors de son entretien avec les médias publics et privés dans la soirée du 20 février, le président de la République Abdelmadjid Tebboune s’est expliqué sur l’un des principaux fléaux qui épuisent l’économie nationale, à savoir la surfacturation exagérée des importations.

« Cette situation de fraude a causé d’énormes pertes à l’économie algérienne car elle a perduré au-delà d’une décennie, alors qu’il existe des systèmes de contrôle qui n’ont malheureusement pas été utilisé dans ce sens », a regretté le président, estimant que « la maîtrise de la surfacturation peut faire gagner à l’Algérie entre 20 et 25% de devises fortes ».

Il poursuit, en admettant que ce phénomène existe également dans d’autres pays, « mais l’ampleur est bien plus importante en Algérie ». Il existe d’ailleurs des compagnies d’assurances et des bureaux d’études accrédités pour surveiller et contrôler les tarifs de facturation à l’international directement depuis la source douanière de l’apport, dévoilant ainsi toute tentative de surfacturation, a fait savoir Tebboune.

Vers l’interdiction de l’importation ?

Selon le président de la république, en limitant le phénomène de gonflement des factures, il serait possible d’épargner à l’économie nationale environ un tiers des revenus actuels du pays. Il a rappelé à cet effet, une décision qu’il avait déjà prise il y a 3 ans de celà. « La décision la plus dangereuse que j’ai prise était en 2017, lorsque j’ai lancé un mécanisme de surveillance contre le gonflement des factures. Une décision qui n’était pas du goût de tout le monde à cette époque. Certains groupes savaient que j’allais découvrir des choses », a confié Tebboune. 

Il poursuit, en évoquant une anecdote illustrant l’ampleur du phénomène de la surfacturation en Algérie. « Lorsque j’étais ministre du Commerce, il y a eu la pénurie de l’ail. Ce produit était importé de Chine avec des factures ahurissantes. J’ai donc sollicité l’aide de l’ambassadeur algérien en Chine, lui demandant de se rendre dans les structures commerciales chinoises et de nous apporter les prix original. », explique-t-il.

Tebboune affirme avoir découvert, suite à cette requête, qu’il existait sept variétés d’ail en Chine, allant de la meilleure à la moindre qualité. Les factures d’importation vers l’Algérie affichaient cependant les prix de la meilleure qualité, tandis que le produit importé faisait en réalité partie de la qualité la plus médiocre, indique-t-il. 

Rappelons que lors de son allocution au Palais des Nations le 16 février dernier, Tebboune a exprimé sa volonté d’interdire l’importation de toutes les matières premières produites localement, estimant que ce type d’importation participe à l’affaiblissement et à la destruction de la production locale, et par corollaire, de l’économie nationale toute entière.

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Publiée par ‎Ennahar Tv النهار الجديد‎ sur Jeudi 20 février 2020

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