23.9 C
Alger
23.9 C
Alger
dimanche, 16 juin 2024
- Publicité -
AccueilÉconomieDevise AlgérieMarché noir de devises en Algérie : Un expert explique la hausse...

Marché noir de devises en Algérie : Un expert explique la hausse de l’Euro

Publié le

- Publicité -

Devise Algérie – Abderrahmane Benkhalfa, expert financier et ancien ministre des Finances, a clarifié dans l’entretien accordé au quotidien arabophone El Khabar; le mécanisme qui maintient le taux de change dans le marché noir Algérien à un niveau relativement acceptable.

Le journal d’expression arabe a effectué une virée au Square Port-Saïd dans la capitale Alger, principale plaque tournante du marché noir de change en Algérie. Sur place, le prix de la monnaie unique européenne, comme le taux de change des autres devises, ont légèrement augmenté.

« Derrière les petits marchands de monnaies fortes, note l’expert Benkhalfa, sont cachés d’autres grands commerçants, qui approvisionnent le marché noir des devises, et ils n’acceptent pas la perte lors des fluctuations saisonnières; et donc vous les trouvez monopoliser la liquidité en espèces afin qu’il n’y ait pas d’offre excédentaire au détriment de la demande; ce qui explique que les prix des devises sur le marché parallèle n’ont pas chuté de façon spectaculaire ».

- Publicité -

« Les conséquences de la crise de la propagation du Coronavirus pourraient s’étendre jusqu’à cinq mois au plus tard; selon les prévisions des experts mondiaux de la santé, car il s’agit d’un virus saisonnier »; assure l’interlocuteur d’El Khabar. Une telle donnée « pousse les grands exposants de devises fortes à stocker la devise pendant plusieurs semaines pour maintenir les prix, pour les empêcher de s’effondrer »; décrypte-t-il.

Il convient de souligner que sur le marché noir des devises, marqué par une stagnation sans précédent, le Dollar étasunien s’échange autour de 168 DA aujourd’hui 19 avril; tandis que l’Euro se négocie à à 185 Dinars Algériens.

L’explosion prochaine de la tarification parallèle

Pour rappel, certains cambistes tombés dans les filets du chômage et fuyant la misère sociale que pèse sur eux l’épidémie, « ont même vendu leur monnaie (aux gros commerçants, qualifiés par beaucoup d’opportunistes qui stockent les devises pour l’après Covid-19) à un prix faible par rapport à l’achat et ceci malgré eux, afin de subvenir aux besoins de leur famille à l’approche du mois sacré du Ramadan 2020 »; qui débutera le 24 ou le 25 du mois en cours.

- Publicité -

D’après les propos de Benkhalfa, « le prix de la monnaie dans la sphère informelle atteindra des niveaux record à la fin de l’année, en raison du contrôle des grands commerçants sur le marché au cours de cette période; et l’éclosion ultérieure de la demande provenant de différentes parties à la fois, motivées par les voyages d’affaires et d’investissements; ainsi que ceux touristiques et religieux qui reprendront ».

A cet effet, le spécialiste « appelle les hautes autorité de l’Etat à maîtriser la situation; par des mesures préliminaires qui empêchent les commerçants parallèles de saisir les opportunités et d’imposer leur logique sur le marché informel; afin qu’il y ait un équilibre entre le taux de change approuvé dans les banques et celui sur le marchés noir ».

- Publicité -

Derniers articles

- Publicité -

Nos lecteurs ont lu aussi

- Publicité -

A découvrir

- Publicité -
- Publicité -