Algérie : Le Coronavirus « détruit » le marché noir des devises

Algérie – Les prix des devises sur le marché noir ont enregistré une baisse significative au cours des derniers jours en raison de la propagation du Coronavirus.

En effet, même si l’activité se déroule en dehors du cadre financier formel, le principe général de la loi de l’offre et de la demande qui régit les échanges des devises sur le marché noir en Algérie a fini par mettre à mal les affaires des cambistes et des vendeurs de devises.

La baisse de la valeur du dinar algérien circulant dans les différents places d’échange du marché parallèle, similaire à la fameuse place du Square Port Saïd dans la capitale Alger; a atteint une chute de 20% par rapport aux niveaux enregistrés au cours de la même période l’année dernière; rapporte le quotidien arabophone El Khabar dans son édition du 12 avril.

En réalité, la période actuelle est généralement synonyme de l’augmentation de la demande de devises étrangères, en premier lieu l’euro et le dollar étasunien; en raison des vacances printanières qui riment avec voyages et  préparation à la période estivale, coïncidant avec la Omra et le mois sacré du Ramadan. Des facteurs, combinés ensembles, qui ont tendance à pousser les prix devises à la hausse sur le marché noir, suivant toujours la loi de l’offre et de la demande.

Vers la disparition imminente du marché noir des devises ?

Alors que la demande de devises fortes est en baisse, et que l’activité des compagnies aériennes et des agences touristiques s’est brusquement arrêtée, en raison des répercussions causées par la crise sanitaire du Coronavirus en Algérie et dans le monde; la valeur des différentes devises, en particulier le dollar américain et la monnaie unique européenne, l’euro, a chuté drastiquement sur le marché noir.

En date du 12 avril, l’Euro oscille autour des 186 dinars sur le marché noir; tandis que le Dollar a atteint le prix des 170 dinars. Pour sa part la Livre Sterling s’échange à la valeur des 210 dinars sur le marché noir des devises.

Néanmoins, malgré la « solidarité » qui puisse exister entre les cambistes et les vendeurs de « devises » pour imposer leur logique financière sur le « marché » pour s’assurer que le prix des devises reste élevé, et surtout rentable; la logique de l’offre et de la demande s’impose de plus en plus à ce type de transaction et pousse les prix à reculer, indique le quotidien d’expression arabe.

En plus de ces données liées purement à la loi du marché, les directives adoptées récemment par le gouvernement; qui pour rappel, a décidé d’autoriser l’activité des bureaux de change et des intermédiaires financiers, tout en se tournant vers la finance islamique réglementée par une loi spécifique qui régit ses activités, ouvrant ainsi la porte aux citoyens souhaitant épargner ou économiser leur argent au niveau des banque islamiques; sans craindre de tomber dans la riba (l’usure).

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