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Écologie Algérie : Chitour alerte sur la consommation des énergies fossiles

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Algérie énergies fossiles
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Algérie – Sortir de l’hégémonie des hydrocarbures est un défi à lever pour l’Algérie. Pour le ministre de la Transition énergétique et des énergies renouvelables, Chems Eddine Chitour, il est grand temps de couper l’herbe sous le pied des énergies fossiles avant qu’il ne soit plus possible. 

Certes, le secteur des hydrocarbures est un secteur stratégique qui occupe une place prédominante en l’Algérie, mais pas à long terme. Le ministre de la Transition énergétique et des énergies renouvelables, Chems Eddine Chitour n’en pense pas moins. « Avec les énergies fossiles, nous n’irons pas loin », a-t-il averti lors de la réunion des points focaux des ministres qui a eu lieu jeudi dernier, 15 octobre à Alger, rapporte le quotidien généraliste Le Soir d’Algérie

À ce qu’il parait, sortir de son extrême dépendance des hydrocarbures est un défi de taille pour l’Algérie. Pour en arriver, la mise en place d’une stratégie efficace graduellement réalisée est primordiale. Ainsi, le ministre est revenu sur quelques point essentiels afin de se préparer pour surmonter cette grande bataille. Sur ce, il a insisté sur le recours davantage sur les énergies renouvelables, la réduction du gaspillage mais encore l’utilisation rationnelle de la rente. 

« Consommer moins, consommer mieux »

S’affranchir complètement des énergies fossiles est un challenge à relever qui doit se faire progressivement. Cependant, puisque il est encore possible encore pour le pays de « donner les quantités nécessaires », il faut le faire en consommant moins pour « consommer mieux », a indiqué le premier responsable de la Transition énergétique dans le pays.

Par la suite, le même responsable a souligné que l’Algérie sera d’ici à 2030, densément peuplée, il y aura donc 55 millions d’habitants après dix (10) ans dans le pays. Selon ses dires, si l’Algérie continue à ce rythme, il ne serait pas possible d’assurer 1500 kilowatts par habitant et par an. D’après ce qu’a précisé le journal francophone, l’Algérie est actuellement à près de 20.000 mégawatts tandis que ses besoins atteindront l’équivalent de 50.000 mégawatts. 

Pour être au rendez-vous, il est grand temps pour l’Algérie de « démarrer »

Ainsi, et si l’Algérie prend le virage non écologique, soit les énergies fossiles, « nous n’irons pas loin », souligne Chitour. Il poursuit en citant la nécessite de laisser tomber l’essence et le diesel et d’opter en revanche vers le GMC et le GPL. Cependant, le problème qui s’impose à ce stade n’est pas seulement technique, il est aussi moral. Sur ce, le ministre est revenu sur l’obligation de « convaincre qu’il faut aller vers la transition énergétique électrique ». 

Dans le même sillage, le ministre a tenu à rappeler que le monde du futur sera électrique et la locomotion électrique débutera à partir de la même année susmentionnée, 2030. C’est pourquoi, selon lui, « il faut que nous prenions le train de la révolution verte et de l’électricité d’origine renouvelable ». C’est donc un défi que l’Algérie doit relever dans dix (10) ans pour pouvoir prendre sa part. Un défi qui doit commencer dès maintenant selon le ministre.

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