Algérie : L’énergie renouvelable pour préparer l’après-pétrole ?

Algérie – Le Professeur des Universités, Kamel Baddari, a passé en revue le concept d’énergie renouvelable en Algérie et dans le monde, et l’effort consenti jusqu’ici dans notre pays. Cela pour effectuer une transition énergétique qui préparera le terrain à l’avènement d’une nouvelle ère. Pour plus de respect pour l’environnement ; et les générations futures.

C’est dans une contribution au quotidien national Le Soir d’Algérie que le spécialiste a envisagé la transition énergétique et a revisité la notion d’énergie renouvelable. Les sources de cette dernière englobent « le solaire ; l’éolien ; la géothermie ; l’hydroélectricité et la biomasse ». Jusqu’à aujourd’hui, « on distingue trois (3) régions principales dans le monde ; qui sont concernées par le développement remarquable de sources d’énergie renouvelables ». 

Ces régions sont, d’après les mêmes propos : « La Chine, les États-Unis et l’Union européenne (UE). Ainsi, « le monde se transforme. L’Algérie, sa société et son économie ont besoin de nouveaux facteurs de développement ; et d’un nouveau type de progrès ».

En Algérie, le gouvernement a fait part de son engagement. Il « s’est alors engagé à diversifier son approvisionnement en énergie ; à utiliser ses riches ressources solaires ; et à économiser le gaz naturel afin de l’exporter davantage ». L’auteur de l’article explique qu’« à l’actif : le gouvernement a fait une annonce le 20 mai 2020 ». Il s’agit « de mettre en service des centrales solaires photovoltaïques de 4 GW ». Telle chose s’étalera « sur la période 2020-2024 ». 

Algérie : Le méga-projet Tafuk1

Ce sera « dans le cadre d’un méga- projet appelé Tafouk1 ». Un investissement de ce type coûte « de 3,2 à 3,6 milliards de dollars ». Il se situera « sur une superficie de 6.400 hectares environ ; et couvrira » une dizaine (10) de wilayas. C’est toujours selon l’article paru jeudi dernier.

Pr Baddari précise  que « le projet créera 56.000 emplois à l’étape de sa construction ». Une fois mis en route, il générera l’emploi permanent de « 2.000 » travailleurs. Alors, « d’ici 2030, l’Algérie envisage un projet. Il est question de construire des centrales électriques de 22 GW. Leur fonctionnement se fera par le biais de « sources d’énergie renouvelables ».

Parmi lesdites sources, on trouve « 13,6 GW d’énergie solaire environ », stipule donc l’auteur. « Au passif : la raison du retard de l’Algérie en la matière. Un retard relatif au développement de la production d’énergie renouvelable ; qui est lié aux espoirs trop élevés dans les ressources en hydrocarbures ».

Ressource éolienne

Le professeur souligne en effet que « l’Algérie possède un fort potentiel solaire ». « La durée d’ensoleillement est supérieure à 2.000 heures chaque année ; sur la plupart du territoire national. Elle peut atteindre plus de 3.900 heures au Sahara.

« La puissance solaire algérienne, installée en 2019, était d’environ 450 MW ». Ce chiffre reflète « une infime part de la production nationale en électricité ». Dans le but de « remédier à cette situation » ; le gouvernement algérien a lancé le PNDER ». Programme national de développement des énergies renouvelables. Ce programme a alors été « adopté en février 2011.

Son objectif est de « créer un environnement économique ; qui est favorable à la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables ». D’autre part, « la ressource éolienne algérienne, quant à elle, n’est pas homogène géographiquement ».

« Le volet éolien du  programme des énergies renouvelables consiste en fait à installer une puissance de l’ordre de 5 GW d’ici 2030 ; nécessitant la construction d’une vingtaine de fermes éoliennes ; et impliquant ainsi des travaux à grande échelle. L’exploitation de l’éolien en mer  pourrait aussi fournir de l’électricité ; et puis afficher de bonnes performances. 

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