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Algérie : «Une grande vague d’immigration nous menace», dit Boukadoum

Algérie – Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères, a fait savoir, à partir d’Ankara en Turquie, où il était en visite mardi que l’Algérie se préoccupe hautement des développements survenant à nos frontières, au Mali et en Libye en particulier, en affirmant l’imminence d’une énorme vague d’immigration qui nous guette.  

En animant une conférence de presse dans la capitale turque, Ankara, en compagnie de son homologue du pays hôte, Mevlut Cavusoglu, le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum a déclaré que l’Algérie s’inquiète de l’évolution des choses à ses frontières, et a souligné le caractère anxiogène de la situation prédominante, d’autant plus en Libye et au Mali, en avançant qu’il existe « une grande vague d’immigration qui nous menace ».

Le chef de la diplomatie algérienne a donc indiqué clairement que notre pays prévoit un mouvement migratoire de grande ampleur ; en provenance des pays frontaliers ; connaissant des bouleversements politiques et/ou des conflits armés. C’est ce que l’on peut tirer des propos rapportés aujourd’hui ; par le quotidien national El Watan ; qui cite l’agence de presse Anadolu.

Énormes soucis aux frontières, s’alarme Boukadoum

« Il y a des problèmes importants à la frontière du Burkina Faso, du Niger ; et du Mali, et cela constitue une menace frontalière pour l’Algérie » ; a stipulé le ministre Boukadoum. « Il est indispensable que la paix revienne dans la région » ; a-t-il ajouté avant de noter que « les habitants des régions frontalières vivent une situation difficile ». Le journal francophone précise en fait que le ministre se réfère ici principalement aux habitants du nord du Mali ; déjà fragilisé par les instabilités politiques préexistantes.

Par ailleurs, l’intervenant s’est abstenu de tout commentaire de la situation au Mali ; qu’il a simplement qualifié de « tendue ». Le peuple malien « souffre du manque de sécurité ; et des divisions politiques » ; depuis le renversement par coup d’État militaire du président Ibrahim Boubacar Keïta ; en août dernier. Le diplomate n’a pas manqué de faire remarquer aussi qu’« il y a un nouveau défi ; auquel est confronté l’État malien en raison du coronavirus ».

Le ministre algérien reçu par Erdogan : Notre pays en faveur d’une solution politique au conflit libyen

Sabri Boukadoum a également été reçu par le président Recep Tayyip Erdogan ; écrit El Watan selon un communiqué du MAE. Le responsable algérien a aussi abordé la situation en Libye ; où la Turquie est engagée militairement ; en soutien au gouvernement de Tripoli, reconnu par les Nations-Unies ; contre les troupes commandées par le général Khalifa Haftar.

Ainsi, « nous soutenons avec force le cessez-le-feu en Libye », a-t-il assuré ; en guise de réaffirmation de la position de l’Algérie ; favorable à une solution politique, pacifique donc, au conflit libyen via le dialogue. Notre pays est disposé à fournir son aide ; pour permettre à la nation libyenne de retrouver la paix ; et de se reconstruire, d’après les mêmes dires.

« Nous avons déclaré que le dialogue politique entre les parties libyennes devrait commencer le plus tôt possible” ; a appuyé le ministre des Affaires étrangères. Cependant, « bien entendu, nous pensons que nous pouvons résoudre les problèmes en Libye ; avec le soutien de la communauté internationale ; et nous pouvons apporter tout » ce qui est en notre pouvoir.

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