Algérie : Un économiste appelle à récupérer l’argent du marché noir

Algérie – « L’Algérie a les moyens de faire face à la crise », selon un économiste qui plaide pour la récupération de l’argent du marché noir et pour la diversification « en urgence » de l’économie nationale hors hydrocarbures afin de réduire l’impact de la baisse drastique des prix de pétrole.

Lors de son intervention ce 10 mars dans l’émission L’Invité du matin sur les ondes de la radio chaîne 1, le recteur de l’Université Dr Yahia Fares de Médéa et membre de la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée Nationale (APN), Ahmed Zeghdar, s’est exprimé sur l’actualité économique nationale marquée par la baisse drastique du prix du baril de pétrole.

« Il est impératif de se ruer en urgence vers des économies rentables afin d’éviter le risque du choc pétrolier », a estimé l’expert qui estime que la création d’une véritable industrie productive délivrerait le pays de ce contexte économique délicat qui risque de durer encore longtemps au détriment du pouvoir d’achat citoyen Algérien. « L’Algérie a les moyens de faire face à la crise, à commencer par la réduction la facture d’importation, l’encouragement des entreprises émergentes et des investisseurs étrangers à s’implanter au niveau local », a avancé le recteur.

L’intervenant a expliqué que le ministère de l’Énergie a un rôle important à jouer dans cette situation, notamment l’adoption d’une stratégie de garantie qui permettrait de maintenir la position de l’Algérie sur le marché mondial. En plus de la mise en place du processus de « transition énergétique » qui presse car la consommation nationale augmente de même pour la croissance démographique qui reste assez importante par rapport à la croissance économique.

Récupérer les « milliards du marché noir » pour résoudre la crise

« Les ressources financières disponibles sur le marché parallèle [noir] doivent être récupérées », a souligné Zeghdar lors du l’entretien. Selon lui, cette masse monétaire qui circule sur le circuit parallèle représente une des solutions possibles au renforcement du mode de développement économique périlleux qui marque l’économie de l’Algérie. 

« Indirectement cette richesse qui appartient actuellement au marché noir, représente une importante somme d’argent et la recouvrer constituerait une base d’investissement stable pour attirer les investisseurs étrangers. », a confié l’intervenant précisant que faire de la bonne politique d’économie repose sur la confiance, que cela soit pour un investisseur local ou étranger.

Pour rappel, le député de la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée Nationale, El Houari Tigharsi, a appelé lui aussi cette semaine le gouvernement à accélérer la fermeture du Square d’Alger ou n’importe quel autre espace d’échange clandestin d’échange de devises sur le territoire national. Selon lui, à l’heure actuelle 6 milliards de dollars circulent sur le marché noir des devises participant au saignement de l’économie nationale qui se détériore à grande vitesse depuis le début 2020 suite à la baisse récente des cours de l’or noir.

Dans le même contexte, le président du Forum des Chefs d’Entreprises (FCE), Sami Agli, a mis l’accent sur les conséquences économiques désastreuses, causées par les 80 milliards de dollars qui circulent sur le marché noir en Algérie

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