Algérie : Ces millions d’euros qui circulent sur le marché noir de devises

Algérie – Le saignement de l’économie nationale se poursuit  avec la circulation de milliards de dinars sur le marché noir des devises, qui continue de fonctionner dans la clandestinité la plus totale.

En effet, selon les statistiques recueillies par l’administration douanière, la circulation des devises dans le marché informel s’est accentuée en 2019, en raison de la conjoncture par laquelle est passé le pays. Ainsi, la réquisition des devises en 2019 a doublé au niveau de plusieurs postes frontaliers terrestres, aériens et portuaires, ont avancé les services des douanes cités par le quotidien arabophone El Bilad.

Il est utile de préciser qu’en juillet dernier, le montant des devises circulant sur le marché noir étaient estimées à 6 milliards de dollars, soit plus de 100.000 milliards de centimes, selon le taux de change du marché noir, selon les chiffres présentés par les députés de la commission des finances et du budget de l’APN, cités par Echorouk.

Dans le même contexte, le député El Houari Tigharsi, a déclaré au même média qu’il était temps d’instaurer l’ouverture officielle des bureaux de change pour réguler la conversion des devises, en accordant les licences nécessaires à l’exercice de cette activité dans un cadre légal bien défini. 

L’écart entre le taux officiel et informel continue de se creuser

Pour rappel, ce projet est gelé depuis 2014, malgré la publication officielle du décret exécutif. « La circulation de ces milliards de dollars sur le marché noir contribue significativement à la destruction de l’économie nationale, qui vit dans un état de stagnation », a fait savoir El Houari Tigharsi.

Selon lui, l’argent qui circule sur le marché parallèle des devises représente 48% du volume des fonds et liquidités financières circulant en Algérie. L’équilibre entre le taux de change bancaire et officiel du dinar, et le taux du marché noir ne verra le jour qu’après l’ouverture des bureaux de change officiels, a estimé Tigharsi. 

En outre, le député a expliqué que les opérations d’importation parallèle et les délits de gonflements des factures ainsi que le trafic illégal lié au transfert des fonds et des capitaux à l’étranger ont amplement contribué à creuser l’écart entre le cours officiel et le taux du marché noir.

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