Algérie : Vers la récupération des 6$ milliards du marché noir de devises ?

Algérie – Suite à la chute brutale du cours du pétrole, un député a appelé les autorités à mettre en place des mesures d’austérité en rationalisant les dépenses et en récupérant l’argent circulant sur le marché noir des devises.

Dans un communiqué adressé au quotidien arabophone Echorouk ce mardi 10 mars, le député de la commission des finances et du budget de l’Assemblée Nationale (APN), El Houari Tigharsi, a appelé le gouvernement à mettre en place des mesures d’austérité, en raison de l’effondrement des prix du pétrole sous la barre des 35 dollars.

En effet, El Houari Tigharsi a expliqué que les réserves de change de l’Algérie sont en mesure de couvrir les besoins d’importations du pays pendant une période d’un an, forçant ainsi le gouvernement à adopter une politique de rationalisation des dépenses en vue de satisfaire en priorité les besoins de première nécessité. 

Le député insiste sur la mise en oeuvre d’une nouvelle liste de produits interdits à l’importation, rappelant l’existence d’une première liste approuvée par le ministère du Commerce, qui comprend à l’heure actuelle pas moins de 1.000 produits. Par ailleurs, Tigharsi estime qu’il est nécessaire d’augmenter la proportion de la collecte des impôts et l’élargissement de l’assiette fiscale, afin de combler le déficit occasionné par la chute du cours de l’or noir et couvrir les dépenses du pays.

Vers la fermeture du Square Port Saïd ?

Le député a en outre insisté sur la nécessité de récupérer l’argent circulant sur le marché noir des devises, qui est estimé à 6 milliards de dollars selon lui, affirmant que l’urgence économique ne laisse pas d’autre choix aux autorités d’aller chercher les capitaux qui s’échangent sur le marché noir des devises fortes, que ce soit sur la célèbre place d’échange le « Square Port Saïd » dans la capitale Alger, ou dans d’autres Wilayas à travers le territoire national.

Pour rappel, le député El Houari Tigharsi a récemment plaidé en faveur des bureaux de change, en affirmant qu’il était temps d’accorder les licences, en vue de réguler l’activité du change en Algérie à travers la mise en place de bureaux de change réglementés.

Il avait expliqué à cet égard, que la circulation de 6 milliards de dollars sur le marché noir contribue de manière significative à la destruction de l’économie nationale, qui vit dans un état de stagnation et de contraction exacerbée par le crise du cours du pétrole depuis le début de l’année 2020.

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