Coronavirus en Algérie : Chute libre du prix du baril de pétrole brut

Algérie – Le prix du baril brut de pétrole (Brent/WTI) a chuté à son plus bas niveau depuis une année, enregistrant une baisse de 10% en l’espace d’une semaine.

En effet, le prix du baril du Brent, référence pour le pétrole algérien, termine ce mois de février 2020 à la baisse. A Londres, le baril de Brent (BRNT) de la mer du Nord pour livraison en avril a chuté de 1,25 dollar, soit une baisse 10,8% depuis le début de la semaine, pour finir au prix de 52,18 dollars. Le plus bas niveau vu depuis la fin de l’année 2018, selon l’Agence de presse AFP.

De son côté, le baril américain de WTI (West Texas Intermediate) pour avril a baissé 1,64 dollar, soit une décote de 11,8% depuis le début de la semaine, pour fini au prix de 47,09 dollars, selon les chiffres rendus publics par la Nymex. Le niveau le plus bas depuis le début de l’année 2019, indique la même source.

Cette dégringolade inédite est imputée à la propagation du Coronavirus dans plusieurs pays en dehors de la Chine, notamment en Italie, en France, aux Etats-Unis d’Amérique, ou encore l’apparition du premier cas en Algérie.

Selon Michael Hewson, analyste chez CMC Markets cité par l’AFP, cette tendance baissière est due à « un ralentissement mondial et un affaiblissement de la confiance des consommateurs et une diminution des voyages, ce qui pèse sur la demande et donc sur les prix. »

Algérie : Hausse de la consommation des hydrocarbures

Il est utile de souligner que le volume de la consommation locale de produits pétroliers a enregistré pas moins de 15.30 millions de tonnes en 2019, dépassant ainsi les 40% de la production. De son côté, le recouvrement fiscal du pétrole a chuté à 2.667 milliards de dinars en 2019, alors qu’il représentait 4.054,349 milliards de dinars en 2012.

Rappelons en outre que le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, avait expliqué en octobre dernier devant l’Assemblée Nationale, que « près de 60% des réserves initiales d’hydrocarbures en Algérie étaient épuisées ». Il avait expliqué, dans ce sens, que cette situation intenable risque d’entraîner le pays vers « un déficit structurel à l’horizon 2025-2030 entre l’offre et la demande sur le marché national ».

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