Pegasus : le Maroc aurait espionné l’Algérie et piraté des milliers de téléphones

Maroc – Les services de renseignement du pays seraient impliqués dans un scandale d’espionnage mondial ciblant, entre autres, plus de 6.000 téléphones en Algérie avec le logiciel Pegasus.

En effet, d’après une enquête menée par les organismes Forbidden Stories et Amnesty International, le Maroc comme de nombreux autres pays, aurait utilisé le logiciel d’espionnage, Pegasus, développé par l’entité sioniste, NSO, dans une affaire qui cible plus de 6.000 téléphones en Algérie. C’est ce qu’a rapporté TSA Algérie, ce lundi 19 juillet 2021.

Dans le détail, l’affaire en question a été rapportée par le journal français Le Monde et 16 autres médias. Ces derniers ont, en fait, pu avoir accès aux informations divulguées par les deux organisations sus-citées. Celles-ci portent sur de graves accusations d’espionnage en utilisant un logiciel, qui, une fois introduit sur un smartphone peut récupérer l’ensemble des données de l’appareil.

Cela dit, le programme serait, à la base, conçu pour lutter contre le terrorisme et le grand banditisme. Même si, il est vrai que certains pays l’ont déjà utilisé pour garder un œil sur les rédacteurs critiques, ainsi que les dissidents. Cependant, le cas avec le Maroc est tout autre. 

Au fait, les services de sécurité marocains se sont plutôt tournés vers d’autres hommes politiques et journalistes à l’international. Par conséquent, selon Le Monde, plusieurs noms de voix critiques françaises en sont ressortis. Mais aussi, un grand nombre d’Algériens ont notamment été ciblés.

Pegasus : le Maroc aurait espionné plus de 6.000 Algériens

En outre, hormis la France, l’Algérie fait partie des pays qui ont été le plus touchés par cette affaire d’espionnage. D’autant plus que le média de renommée mondiale; The Guardian, a annoncé que plus de 6.000 appareils en Algérie ont été sélectionnés par le programme d’espionnage, Pegasus.

Toutefois, aucun nom n’a jusqu’à l’heure été divulgué. C’est du moins ce que l’organisation Amnesty International a indiqué à TSA. Même s’il a été précisé que des reporters et critiques algériens font partie de la liste. Néanmoins, « à ce stade, on ne peut pas livrer plus de détails », ont-ils révélé.

Cette même source a notamment ajouté : « Nous avons identifié des clients potentiels de NSO dans 11 pays : Arabie saoudite, Azerbaïdjan, Bahreïn, Émirats arabes unis, Hongrie, Inde, Kazakhstan, Mexique, Maroc, Rwanda et Togo ».

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