Automobile

Industrie automobile en Algérie : Vers une baisse des prix des voitures ?

0
prix voiture algérie
S'abonner :

Algérie – Le prix des voitures a connu une hausse sans précédent ces dernières années. Le ministre de l’Industrie a dévoilé son plan visant à casser les prix des véhicules neufs produits en Algérie.

Lors de son passage sur les ondes de la radio berbérophone, chaîne II de la radio nationale, le 07 avril, le ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali Braham, a clarifié les points concernant le retard de l’entrée en vigueur de la mesure autorisant l’importation des véhicules d’occasion (de moins de trois ans); et ceux relevant de l’activité de montage des véhicules en Algérie

Deux mesures dédiées à alimenter le marché automobile, qui connaît un déficit depuis l’arrêt du montage automobile; mais aussi afin de casser les prix des voitures devenus trop chers. Pour se faire, d’après lui la solution repose sur une véritable production locale et non un simple montage; indiquant qu’un seul producteur sérieux serait suffisant à investir et créer des emplois selon ses besoins.

Une fois établi, le nouveau cahier de charges, exigera l’intégration de la coque, « ceux qui ne peuvent pas répondre à cette exigence, ne sont pas des investisseurs »; a réaffirmé le ministre avant d’ajouter « nous voulons une usine de voitures, pas un garage pour monter des voitures ». Tout investisseur Algérien ou étranger ayant de l’argent, le savoir-faire et de l’expérience requise, souhaitant investir dans une usine de voiture; sera le bienvenu car la règle 51/49 sera abrogée; a-t-il fait savoir.

S’agissant des opérateurs actuels du montage automobile, le ministre de l’Industrie, a rappelé que les différentes usines d’assemblage peuvent continuer leurs activités (assemblage ou  importation de véhicules en état de marche), mais ne seront plus exemptés du paiement des droits de douanes.

L’importation des voitures d’occasion (moins de 3 ans) retardée

Alors que le premier trimestre de 2020 s’est achevé, la ré-autorisation de l’importation des véhicules d’occasion de moins de 3 ans n’a pas encore vu le jour; bien que le texte de la loi en question soit entré en vigueur. À cet égard, Ferhat Aït Ali a expliqué les raisons de ce retard; en soulignant que le Coronavirus a bloqué tout le monde, que ce soit le gouvernement ou les acquéreurs, aucun bateau n’est en mesure de les importer, a-t-il attesté.

Dans ce contexte, l’intervenant a révélé que les véhicules d’occasion à moteur diesel sont exclus de ladite importation, rappelant au passage que ces derniers seront interdits en Algérie d’ici tout au plus trois ans. L’article 110 de la loi des finances a été révisé en éliminant le diesel qui sera remplacé par le GPL et l’hybride électrique; a-t-il annoncé.

Pour ce qui est des pays autorisés, où les acquéreurs peuvent acheter ces véhicules; Ferhat Aït Ali a précisé qu’en spécifiant l’Allemagne la France ou l’Italie, l’unique raison était la proximité des ports; tels que celui de Marseille, Malaga ou Alicante. De plus, il donne l’exemple d’une éventuelle importation depuis les États-Unis ou le Pérou, qui coûtera extrêmement cher par rapport aux pays listés plus haut, et prendra au moins deux mois d’acheminement.

Article recommandé :  Algérie : Les concessionnaires automobiles s’expriment sur le retour de l’importation de véhicules

Coronavirus : L’Europe offre une aide de 75€ millions d’euros à l’Algérie

Article précédent

Algérie : Les devises en hausse record sur le marché officiel, le marché noir déserté

Article suivant

Lire aussi

Commentaires

Comments are closed.