Importation de voitures d’occasion : Les voitures diesel exclues en Algérie

Algérie – Le ministre de l’Industrie a annoncé l’exclusion des voitures à moteur diesel de l’importation de voitures d’occasion (de moins de 3 ans) autorisée dans le cadre de la Loi de Finances 2020.

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Ait Ali Braham, a annoncé ce samedi 29 février, l’exclusion des voitures à motorisation diesel de l’importation de voitures (d’occasion) de moins de trois ans autorisée dans le cadre de la Loi de Finances 2020, rapporte le quotidien arabophone El Khabar dans son édition du 29 février.

« Les moteurs diesel présentent un problème de pollution majeur, et ils seront exclus du processus d’importation et compensés par des voitures électriques hybrides. », a fait savoir le ministre de l’Industrie, cité par la même source.

Dans le même sillage, Ferhat Ait Ali a expliqué que ses services travaillaient en collaboration avec le ministère du Commerce et des Finances, aux côtés des Douanes, en vue de préparer un texte réglementaire précisant les conditions d’importation des véhicules de moins de trois ans, qui sera rendu public avant la fin Mars 2020.

Le gasoil algérien « pose problème »

Dans ce sens, le ministre de l’Industrie a expliqué que « le gasoil algérien ne garantit pas le bon fonctionnement des moteurs diesel européens, ajoutant que les Européens ont adopté la norme Euro 6 tandis qu’en Algérie, la norme en vigueur est l‘Euro 2, ce qui peut causer des pannes rapides des voitures à motorisation diesel importées depuis l’Europe. »

Pour rappel, lors du débat devant l’APN pour l’adoption de la Loi de Finances 2020, les députés avaient introduit un amendement qui préconisait l’inclusion des véhicules à motorisation diesel dans la mesure de ré-autorisation de l’importation des véhicules d’occasion (de moins de 3 ans).

Soulignons en outre que le ministre de l’Industrie avait confié le 18 février dernier que le prix des voitures d’occasion (de moins de trois ans) autorisées à l’importation ne sera pas très loin du prix des voitures neuves, soulignant que les citoyens algériens ne devraient pas s’attendre à des bas prix, expliquant à cet égard que le consommateur algérien devrait prendre en compte les tarifs de transport, les droits de douane ou encore le taux de change du marché parallèle (marché noir des devises), qui feront pression sur la hausse du prix de la voiture d’occasion importée.

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes