Bengrina prie sur un trottoir devant les caméras

Après avoir fait la tournée des Zaouias, Bengrina s’est adonné à une prestation grotesque qui lui a valu les moqueries sur les réseaux sociaux.

Chassé par la grogne populaire dés qu’il met un pied dans la rue et obligé d’animer des meetings à huis-clos, Abdelkader Bengrina tente de se refaire une virginité auprès de l’opinion publique en visitant des « lieux saints » et en exposant ostentatoirement sa « foi » devant les caméras.

Ainsi, le candidat rigolo en manque de charisme a choisi cette fois-ci de prier sur un trottoir devant les regards des passants; curieux et étonnés à la fois par ce geste inexplicable de la part d’un candidat à la magistrature suprême du pays.

Rappelons que Bengrina avait prié hier aussi dans une Zaouia sous l’objectif des caméras qui étaient là pour couvrir ce non-événement.

https://www.facebook.com/choufchoufdz/videos/538287893394353

La religion comme outil de récupération politique

En réalité, Bengrina n’est pas le seul à s’être adonné à cette pratique hypocrite. Abdelmadjid Tebboune et Abdelaziz Belaid ont entamé eux aussi leur campagne électorale en faisant la tournée des Zaouias d’Adrar. Ils ont visité la Zaouia de Cheikh Mohamed Belkebir et le Mausolée de Cheikh Touhami. Le tout, sous une couverture médiatique intense.

Azzedine Mihoubi quant à lui, avait fait mine de verser des « larmes d’émotion », en visitant une Zaouia à Adrar.

Une carte grillée si l’on voit les réactions des réseaux sociaux. En effet les candidats aux élections démontrent leur totale déconnexion face à des citoyens qui ne sont plus dupes et qui ne se laissent plus manipuler par des pratiques qui appartiennent à une époque révolue. Ils ont été critiqué avec véhémence pour leur tentative vaine de récupération politique en jouant « la carte religieuse ».

https://www.facebook.com/elbilad/videos/492657798000714/

Que fait l’Autorité nationale pour l’organisation et la surveillance des élections ?

Il est utile de rappeler à ce propos que l’article 11 du code de déontologie électorale signé par les 5 candidats; prévoit que tout candidat « doit respecter le principe de l’interdiction d’usage des lieux de culte, des institutions publiques et des administrations ainsi que des établissements d’enseignement à des fins politiques. »

Notons que L’ANIE n’a toujours pas bougé face à ce flagrant manquement à l’éthique et ce non-respect de la charte de déontologie électorale de la part des candidats en lice pour la présidentielle.

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