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Algérie : Chitour favorable à l’enseignement en anglais à l’université

Algérie – Chitour a insisté sur l’importance de passer vers la langue anglaise dans l’enseignement supérieur. Cette démarche est décrite comme une perspective d’avenir, qui permettra à l’université algérienne d’augmenter la visibilité, de ses productions scientifiques.

Dans une déclaration à la presse nationale, rapportée par l’APS, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Chems-Eddine Chitour, a souligné l’obligation, dans laquelle se trouve l’université algérienne, de s’orienter vers l’enseignement en langue anglaise. « L’Algérie doit vite aller vers la langue anglaise », a fait savoir le ministre.

D’après lui, cela est principalement dicté par l’importance cruciale dont jouit cette langue sur le plan international. Son large usage à échelle planétaire, et à tous les niveaux, particulièrement dans les milieux savants, conduit à penser que le fait de se détourner d’elle, diminue considérablement les chances, auxquelles aspirent les chercheurs algériens, pour faire connaître leurs travaux. 

Chitour assure que le déclassement de l’université algérienne, en dépit d’une création intellectuelle qu’il considère d’un bon œil, est dû à la non-publication de ses travaux scientifiques dans des revues à notoriété. Le ministre a ainsi mis l’accent sur la nécessité d’aider les chercheurs algériens, dans la mise en place de sociétés savantes, et de revues dans lesquelles ils vont publier leurs productions.

La réalisation de ces mesures, toujours selon lui, oblige le recours à la langue anglaise, sans pour autant abandonner le français, auquel il reconnaît le statut de langue scientifique. Donc, au final, pour optimiser leur diffusion dans le monde, les thèses seront soutenues en anglais.. 

La promesse d’une « Silicon Valley » algérienne

Le ministre dit reprocher une seule chose au système LMD, initié depuis dix ans, à savoir sa négligence des formations technologiques, malgré des besoins toujours croissants. C’est dans ce sens qu’il a déploré le recul de la quantité d’ingénieurs formés en Algérie, en dressant la comparaison de leur nombre s’élevant actuellement à 2 000, avec celui enregistré en 1990, et qui a atteint le chiffre de 8 000.

Dans le même enchaînement d’idées, Chems-Eddine Chitour appuie la nécessité de réformer le système LMD en procédant étape par étape, afin de l’adapter graduellement à une vision nouvelle qui consiste, à marquer le master par une teinte technologique. Le ministre poursuit en expliquant que l’objectif majeur, de l’université algérienne à présent, est de former des créateurs de richesses en mesure d’oser l’innovation et l’entrepreneuriat.

Le pôle universitaire de Sidi Abdellah, disposant de 12 000 places pédagogiques, et de six cités universitaires, pourrait bien, selon Chitour, devenir d’ici un certain temps une sorte de « Silicon Valley », poussant sur le sol africain. Notant juste que le site en question est dédié aux technologies du futur, telles que l’intelligence artificielle, la robotique, ou la nanotechnologie, qui sont tous des domaines auxquels le ministre recommande d’octroyer davantage de considération, en ouvrant des instituts et des écoles nouvelles qui leur seront consacrés. 

Le ministre s’est par ailleurs prononcé sur l’instauration de l’université privée, à laquelle il déclare ne pas s’opposer, mais en lui préférant, tout de même, la création d’instituts et d’écoles étrangères, à l’image de l’université américaine.

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