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jeudi, 11 avril 2024
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Le Maroc accepte le passage du gaz algérien vers l’Espagne

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Algérie/Maroc – Le Royaume marocain est favorable au maintien du transport du gaz algérien via le gazoduc Maghreb-Espagne, traversant son territoire. Découvrez plus de détails sur le sujet, dans cette édition du samedi 21 août 2021. 

C’est peu dire que les relations entre Alger et Rabat traversent des turbulences ces derniers jours. Les escalades diplomatiques vont bon train. Cependant, malgré les tensions, il existe de nombreux espaces de concertation entre les deux pays. Preuve en est le gazoduc Maghreb-Europe. Après un long suspense dans une atmosphère où les émotions sont à fleur de peau, le Maroc a enfin pris position quant au transfert du gaz algérien en Espagne. 

Le Royaume a opté pour le maintien du GME. Celui qui relie le gisement de gaz naturel d’Hassi R’Mel, le plus grand du continent africain, à l’Espagne via le Maroc et dont le contrat expire au plus tard en octobre prochain. « La volonté du Maroc de maintenir cette voie d’exportation a été clairement affirmée de manière constante, à tous les niveaux, depuis plus de trois ans ».

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C’est en effet ce qu’a déclaré la Directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM). Amina Benkhadra s’est exprimée dans les colonnes du quotidien francophone de l’Agence marocaine de presse (MAP). La DG a tenu, dans ce sens, à “mettre un terme aux rumeurs”. Selon ses déclarations, le Maroc n’a jamais voulu contrecarrer le renouvellement du contrat du gazoduc reliant notre pays à l’Espagne depuis 1966. 

Gazoduc Algérie – Espagne : l’accord entre l’Algérie et le Maroc scelle son avenir 

Cet accord permet au gouvernement du Maroc non seulement de sceller la réconciliation entre Rabat et Alger, ce qui paraissait il y a quelques semaines inexécutable tant la tension était extrême. Mais surtout de continuer à consolider la position dominante de l’Algérie sur le marché européen. « Nous avons exprimé cette volonté verbalement et par écrit, publiquement et dans les discussions privées, toujours avec la même clarté et constance ».  

Il s’agit là de ce qu’a en outre clarifié la responsable de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM). Le souhait du Maroc, a-t-elle souligné, de ne pas renouveler le contrat n’était fondé que sur des ouï-dire. Il sied de rappeler par ailleurs que le maintien du gazoduc Algérie – Espagne est avantageux pour le Royaume chérifien. Ce dernier a l’avantage crucial de bénéficier du droit de péage de 7 %. 

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Soit deux-cent millions d’euros par an. Outre ce boni, le Maroc jouit d’une importante quantité de gaz naturel par le biais de la canalisation destinée au transport de matières gazeuses. Une information capitale d’un point de vue stratégique et géopolitique pour le gouvernement marocain. Ce gazoduc n’est pas le seul qui permet à l’Algérie d’alimenter le marché espagnol. 

Le Megdaz, qui a été mis en service en 2011, relie directement les installations algériennes de Béni Saf jusqu’au port d’Almería en Espagne, en passant sous la mer Méditerranée. Sa capacité est de huit milliards de mètre cube. Celle du gazoduc Maghreb – Europe est, quant à elle, estimée à un peu plus de treize milliards de m3.  

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