France – Algérie : le dossier des essais nucléaires connaît du nouveau

Algérie/France – Le tribunal administratif d’Orléans a révélé de nouveaux détails concernant les essais nucléaires qu’a réalisés l’État français dans le Sahara algérien entre 1960 et 1967. Découvrez-les dans la suite de notre article du dimanche 03 octobre 2021. 

Soixante-et-un ans après que l’État français ait fait exploser sa première bombe atomique dans le grand sud algérien, la question autour des indemnisations et de la décontamination des sites demeure encore un sujet d’actualité. Elle est par-dessus tout une nécessité absolue au nom des principes fondamentaux d’humanité. De nouvelles vérités sur les essais nucléaires auxquels a procédé la France en Algérie ont récemment été révélées. 

Par quatre décisions distinctes rendues très récemment, le tribunal administratif d’Orléans, dans la région Centre-Val-de-Loire, a communiqué son arrêté définitif dans cette affaire. Il a reconnu les dommages corporels qu’ont subis les quatre militaires mobilisés pour les essais nucléaires en Algérie et en Polynésie. C’est en effet ce que relate le journal français La République du Centre. Il mentionne l’information dans son édition du jeudi. 

Entre 1960 et 1972, ils étaient appelés du contingent ou militaires du rang. Ils ont servi en Algérie ou en Polynésie, à l’époque où l’armée française conduisait des explosions atomiques expérimentales. Tous ont alors développé des pathologies telles que le cancer qu’ils imputent à leur exposition aux rayons ionisants. Un lien de causalité que le tribunal de première instance d’Orléans corrobore.

Le lien entre les essais nucléaires français et cancers est confirmé : les victimes espèrent être indemnisés

Selon la justice orléanaise, les conséquences sanitaires ressenties par les quatre militaires ayant été exposés aux rayonnements ionisants sont alors bel et bien liées aux retombées radioactives. Le juge administratif a ainsi évoqué à titre illustratif les dix-sept (17) essais nucléaires aériens et souterrains français. Ceux dont le théâtre était la région de Reggane et le massif du Hoggar. 

Il a ainsi révélé qu’un grand nombre de militaires chargeait et déchargeait les avions à mains nues. Pour le tribunal administratif d’Orléans, ça ne fait donc plus aucun doute. Les cancers diagnostiqués chez les quatre victimes, dont deux décédées, sont directement liés aux essais nucléaires français. La source médiatique susvisée a en outre mentionné le montant des indemnisations. Celui que devra verser Emmanuel Macron aux accidentés. 

Il oscille, selon les cas, entre 225.000 et 305.000 euros, souligne-t-on. Il semble intéressant de rappeler que la France a mis à feu sa première bombe nucléaire dans le désert algérien, sous la présidence de Charles de Gaulle. Cela durant la guerre d’Algérie. Soit en février 1960. Baptisée « Gerboise bleue », sa capacité d’explosion atteint les 70 kilotonnes, l’équivalent de quatre fois celle d’Hiroshima. 

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