Benbraham qualifie les détenus du drapeau amazigh de « criminels et dealers »

L’avocate algérienne a qualifié de « criminels » et de « dealers de drogue » les manifestants arrêtés et poursuivis pour port de drapeau amazigh.

Une sortie inattendue de la part de l’avocate et militante des droits de l’Homme Fatima Zohra Benbraham qui a qualifié les détenus du drapeau amazigh de « trafiquants de drogue » et de « criminels ».

Dans une déclaration recueillie par le quotidien Suisse Le Temps, Me Benbraham estime que : « Ces gens se servent de ces emblèmes pour camoufler des drogues qu’ils revendent aux manifestants. » prétend-elle avant d’ajouter que ces derniers ne sont pas des prisonniers politiques; « mais des criminels; qui ont trouvé la bonne occasion pour mener à bien leurs petits trafics. » affirme l’avocate et ex-membre du « panel du dialogue » de Karim Younes.

Capture d'écran / Déclaration de Me Benbraham
Capture d’écran / Déclaration de Me Benbraham

Cette déclaration a créé un tollé sur les réseaux sociaux et l’information a été massivement partagée autour du web. Ainsi, beaucoup d’algériens se sont indignés du fait qu’une « femme de droit » puisse affirmer de telles choses.

Rappelons qu’aucun des manifestants arrêtés en marge du Hirak n’a été poursuivi ou condamné pour « crime ou trafic de drogue ». Les seuls chefs d’inculpations retenus contre eux sont « l’atteinte à l’unité nationale ».

Le clash entre Ait Larbi et Benbraham

Notons que Benbraham a déjà suscité une vive polémique il y a quelques mois de cela. En effet, l’avocate avait affirmé cet été que « la majorité des personnes arrêtées lors des marches sont impliquées dans diverses affaires, dont le vol, l’agression, l’usage de violence contre les femmes et le harcèlement ».

Cette déclaration a d’ailleurs été à l’origine du « clash » entre l’avocate et un autre avocat, en l’occurrence Me Mokrane Ait Larbi, qui avait décidé de déposer une plainte contre Benbraham le 14 août dernier. Elle avait notamment lancé un défi à Ait Larbi en lui proposant d’organiser un « débat public devant 40 millions d’algériens ».

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