Société

Crise économique en Algérie : Les commerçants appelés à vendre à « crédit »

1
Algérie crise économique crédit
S'abonner :

Algérie – Face à la double crise sanitaire et économique engendrée par la propagation du Coronavirus, et au manque de liquidités dans les bureaux de postes, coïncidant avec l’arrivée de l’Aïd El Adha, les commerçants sont appelés à vendre à « crédit » afin d’aider les citoyens à subvenir à leur besoins.

La situation est alarmante. Voilà que plus de cinq (5) mois se sont écoulés depuis l’apparition du premier cas de contamination au Coronavirus dans le pays; et le virus continue de paralyser les activités commerciales en frappant de plein fouet la situation financière de l’ensemble des citoyens; commerçants et consommateurs confondus. Ainsi, face à cette crise économique sans précédent que traverse l’Algérie, l’APOCE invite les commerçants à vendre à « crédit ».

En effet, c’est ce qu’a indiqué le 26 juillet dernier le président de l’Association nationale, de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement (APOCE), Mustapha Zebdi; lors de son passage sur la chaîne TV d’El Bilad. Cette solution est proposée dans l’optique de soulager les contraintes que rencontrent ces derniers jours les consommateurs algériens.

Rappelons dans ce contexte que la célébration de la fête religieuse du sacrifice rituel du mouton aura lieu le 31 juillet prochain. D’autre part, la catégorie moyenne des concitoyens algériens ainsi que les retraités ont du mal à joindre financièrement les deux bouts. Ce qui est le fruit manque de liquidités au niveau des bureaux de postes; alors qu’ils doivent s’approvisionner en denrées alimentaires puisque seulement quatre (4) jours nous sépare de l’Aïd El Kébir.

Les Algériens célèbreront l’Aïd El Adha dans des conditions exceptionnelles 

C’est en effet, le cas. Après un mois de Ramadan déroulé dans une ambiance pas très ramadanesque, puisque les mosquées étaient fermées et le sont jusqu’à présent; sans oublier l’Aïd El Fitr qui s’est également passait sous certaines conditions; voilà qu’il en est de même pour le rite sacrificiel du mouton. Cependant, le responsable de l’APOCE a déclaré, que son association demande aux commerçants de faire un effort et de permettre à leurs clients d’acheter leurs aliments par crédit.

« À lumière de la crise de liquidités qui coïncide avec l’arrivée de l’Aïd El Adha; et face à la baisse du pouvoir d’achat, nous demandons à nos confrères commerçants; notamment ceux des grandes surfaces et les vendeurs de viandes, fruits et légumes de revenir à l’ancienne pratique de vente par facture à crédit »; a avancé Zebdi. À travers cette déclaration ce dernier a lancé un appel de solidarité en ces jours bénis. « Le client remboursera ses dettes après la célébration de la fête religieuse »; a-t-il ajouté.

Pour sa part, le président de l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA); El Hadj Tahar Boulenouar a répondu à notre source que cette démarche; bien que provisoire s’avère difficile pour certains commerçants affectés par la fermeture de leur commerce durant la période de confinement. Toutefois, il a reconnu que les vendeurs de produits alimentaires n’ont pas fermé pendant le confinement; « Actuellement certains peuvent se permettre de pratiquer la vente par crédit »; a-t-il soutenu.

منظمة حماية المستهلك تدعو التجار للبيع بـ"الكريدي" بسبب أزمة كورونا والسيولة

منظمة حماية المستهلك تدعو التجار للبيع بـ"الكريدي" بسبب أزمة كورونا والسيولة

Publiée par Journal el Bilad sur Dimanche 26 juillet 2020

Article recommandé :  Algérie : L’endettement extérieur pourrait pallier l’insuffisance financière ?

Air France annonce des vols de rapatriement d’Algérie vers la France

Article précédent

Air Algérie programme plusieurs vols de rapatriement depuis la France

Article suivant

Lire aussi

1 Commenter

  1. Non , non dans cette affaire personne n’est gagnant , sauf un seul , c’est l’État. Le consommateur ne pourra plus survivre à des crédits consécutifs, le commerçant ne pourra plus survivre à une situation de non rente. Cette option reste une fuite en avant d’un État qui se dégage de toute responsabilité de gestion. Alors que l’obligation c’est de trouver un moyen radical afin d’éviter toute cette affaire de manque d’argent liquide. Le problème doit être pris en charge en amont et non pas en aval.

Comments are closed.