Salaire minimum et retraite en Algérie : un expert demande une hausse pour cette raison

Algérie – « Il faut à un smicard algérien 18 heures de travail pour payer une consultation chez un médecin spécialiste contre 4 heures pour un smicard français ». C’est ce qu’a déclaré Noureddine Bouderba en évoquant le salaire minimum et la retraite en Algérie. 

En parlant du SMIC et de la retraite en Algérie, Noureddine Bouderba, militant syndicaliste et analyste du monde du travail, constate d’après les statistiques de l’Organisation internationale du travail (OIT) qu’avec 20.000 DA par mois, soit 146 dollars, la valeur du SNMG est inférieure à celle du salaire minimum appliqué dans 33 pays européens, 30 pays américains, 15 pays asiatiques et 6 pays africains.

L’expert a réalisé une nouvelle analyse sur le pouvoir d’achat algérien et l’aborde dans un entretien accordé à Reporters. Aujourd’hui, l’érosion du pouvoir d’achat est telle que 60 % des Algériens consacrent, en moyenne, 47,8 % de leur revenu à l’alimentation. Alors que cette proportion se situe en moyenne à 35 % en Tunisie et entre 10 et 20 % dans les pays développés ».

L’ancien syndicaliste se questionne sur la façon dont les Algériens utilisent pour satisfaire leurs besoins face aux dépenses de l’habillement, l’énergie, le transport, la santé, l’éducation et la détente.

SNMG : une augmentation est nécessaire pour assurer une meilleure qualité de vie

Devant cette détérioration du pouvoir d’achat des Algériens, Noureddine Bouderba a proposé d’augmenter le salaire minimum, qui doit également inclure les fonctionnaires. C’est-à-dire à peu près 3 millions de citoyens. Travailleurs des secteurs public et privé. Cette augmentation devrait également toucher les pensions de retraite. Celles inférieures à 30.000 DA. Il faudrait des mesures importantes et profondes, poursuit-il.

C’est pour essayer de prendre des décisions afin d’augmenter le pouvoir d’achat algérien. Le potentiel des ressources algériennes pour ce financement ne peut être ignoré. L’Algérie dispose d’une grande quantité de réserves de change. D’une dette étrangère presque nulle. Mais aussi de ressources pétrolières non épuisées. Et de ressources minérales inexploitées également.

L’analyste Noureddine Bouderba rapporte enfin que « l’Algérien doit être, dorénavant, placé au centre du développement. Et qu’on doit déplacer le centre de gravité de la politique économique vers l’économie productive. Une économie créatrice d’emplois durables.

Une telle politique n’est possible en fait, selon lui, que si l’État joue pleinement son rôle historique de locomotive du développement, secondé par un secteur privé créateur de richesses. Et respectueux de la législation fiscale ainsi sociale. Il faut réhabiliter l’industrie. Y compris, la valorisation des hydrocarbures.» .

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