Énergie

Projet Desertec : Un tournant énergétique inédit pour l’Algérie ?

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Algérie – Relancer le projet de production électrique via l’énergie solaire en renouant avec le projet Desertec; serait certainement une occasion en or pour l’économie du pays comme premier pas pour amorcer une transition énergétique stratégique.

Alors que le projet Desertec a vu le jour en 2003, ce n’est que des années plus tard, que l’Algérie et l’Allemagne sont enfin parvenues à un accord visant à promouvoir ce méga-projet; en tirant profit du réservoir énergétique algérien grâce à l’importante aire d’ensoleillement située dans son immense désert; a expliqué l’économiste et ancien cadre supérieur dans diverses administrations centrales, Nordine Grim dans un article publié sur le portail économique Algérie Eco.

Selon les révélations de l’expert, le projet consisterait à fournir à l’Europe pas moins de 17% de ses besoins en énergie à partir de cette source inépuisable soulignant au passage qu’un premier accord avait été conclu avec la Fondation « Desert Energy » en 2011. Un accord auquel l’Algérie, s’était rétractée pointant du doigt une pression exercée par la France sur le gouvernement Algérien de l’époque. 

En effet, il y a une dizaine d’années, la volonté de se tourner vers les énergies renouvelables battait son plein; car le mouvement écologiste faisait pression sur les gouvernements. Ainsi l’Allemagne avait approché l’Algérie et pour des raisons géostratégiques, certains pays d’Europe tel que la France, l’Espagne et l’Italie; se sont interposés face à cet immense investissement énergétique que l’Allemagne avait décidé de réaliser sans eux; sous prétexte que les câbles de transport d’énergie devaient inévitablement passer par leurs territoires, a avancé Grim.

Aujourd’hui, le projet a-t-il des chances d’aboutir ?

Au lendemain, de la chute drastique des prix du cours de pétrole qui ne sont pas prêts à remonter de sitôt, et dans le but de trouver des alternatives à la dépendance aux hydrocarbures; dont près de 60% des réserves initiales sont épuisées; l’Algérie n’a pas d’autres choix que de tabler sur ce nouveau projet d’énergie renouvelable.

Bien que les considérations géostratégiques demeurent les mêmes que par le passé, d’ailleurs, la France y est toujours opposée; a rappelé l’économiste, soupçonnant un éventuel acte neutralisant encore une fois cet accord après une signature initiale de l’accord. « Tout est possible et le gouvernement Algérien semble le craindre et c’est sans doute pourquoi; il a préféré miser sur le pétrole et le gaz de schistes, en dépit de la controverse qu’il suscite »; a regretté le spécialiste.

Notons qu’au niveau du Maghreb, ce projet pourrait également faire de l’ombre au Maroc et à la Tunisie qui ont saisi l’occasion; face au retrait de l’Algérie en 2010 pour tenter l’aventure Desertec. Un geste politique qui leur a permis de construire aux frais de la fondation Allemande d’énormes infrastructures liées à l’énergie solaire; offrant ainsi au Maroc le titre de leader mondial des énergies renouvelables.

Pour rappel, le ministre de l’Énergie Mohamed Arkab; avait annoncé le 13 février dernier la relance du projet Desertec; assurant que l’Algérie serait capable de produire pas moins de 15.000 mégawatts d’électricité; à l’horizon 2030. Arkab a indiqué dans ce sens, que la Sonelgaz était chargée de mettre en œuvre des programmes de développement des énergies renouvelables; par le biais de centrales solaires dans le grand Sud Algérien.

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