Énergie

L’Algérie perd sa place de fournisseur principal en gaz de l’Espagne

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Algérie – Après 30 ans de fidélité, l’Espagne remplace son plus grand fournisseur de gaz naturel, qui était l’Algérie par les États-Unis. Un nouveau concurrent autosuffisant et exportateur de pétrole et de gaz.

En effet, l’Algérie n’est plus le plus grand exportateur de gaz naturel vers l’Espagne et a été brutalement détrônée par les États-Unis, pratiquement autosuffisant et exportateur de gaz et de pétrole. La donne a changé depuis le bond du gaz de schiste aux USA; coïncidant avec l’arrivée de Donald Trump et sa nouvelle stratégie visant à diversifier les clients au niveau des marchés étrangers.

Ainsi, la grande puissance nord-américaine a saisi le monopole sur une grande partie du marché européen, étant depuis des décennies; le client numéro un de l’exportation nationale d’hydrocarbures. Alors qu’en 2018, l’Algérie avait couvert près de 48.5% du gaz naturel consommé en Espagne, les données de Cores, la société qui gère les réserves espagnoles d’hydrocarbures, ont révélé « qu’un revirement brusque est arrivé en 2019 avec une baisse des achats espagnols en hydrocarbures en provenance de l’Algérie de 38.4% ».

Selon Cores, les USA auraient couvert en février dernier, 27% des importations espagnoles de gaz naturel soit 7.924 GWh, devenant par la livraison d’une quantité pareille en gaz naturel « le principal fournisseur (…), pour la première fois depuis que les données sont disponibles », cité par le site économique Al Iqtisadia. Contrairement à l’Algérie qui durant le même mois n’avait couvert que 22.6% du total des importations espagnoles en gaz naturel, précise la même source.

Le nouveau gouvernement Espagnol opte pour une importation américaine

Dans le même contexte, notre source a indiqué que le gouvernement de Pedro Sanchez a réorganisé les sources d’approvisionnement en pétrole, depuis l’arrivée de l’exécutif socialiste à Moncloa en juin 2018. « Entre octobre 2018 et le même mois de 2019, l’Espagne a multiplié par sept (+561%) les importations de brut vénézuélien atteignant les 1.82 millions de tonnes, tandis que dans le cas des États-Unis, elles ont augmenté de 58% s’élevant à 1.4 millions de tonnes. », a-t-il été précisé par Cores.

Au lendemain d’une chute drastique des prix du cours de pétrole et contre toute attente, il est évident que l’Algérie se retrouve face à une compétition déloyale et féroce de la part des plus grands concurrents et producteurs de gaz (USA, Qatar, Russie) et de pétroles (Arabie Saoudite, USA, EAU).

Pour leur part, la Sonatrach ainsi que le gouvernement Algérien devraient réviser les contrats et la façon de négocier avec ces clients européens, dans le but de reprendre les parts de marché espagnole perdues tout en évitant la catastrophe de perdre également la totalité du marché européen et par la suite impacté violemment les revenus financiers du pays. Soulignons que ces pays concurrents entament de nouvelles stratégies commerciales pour s’approprier le maximum de part des marchés étrangers.

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