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mardi, 23 avril 2024
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Hausse du SMIC et abolition de l’IRG en Algérie : Ce que disent les experts

Publié le

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Algérie – Deux spécialistes et experts en économie réagissent aux mesures prises dans la LFC 2020, portant sur la hausse du SMIC et l’abolition de l’IRG en Algérie; et décryptent les mécanismes de pareilles décisions, et leurs implications concrètes sur la population algérienne active.

L’économiste, Abderrahmane Aya, explique dans un entretien à El Bilad; que l’impôt sur le revenu global (IRG) est prélevé sur tous les employés à des taux variables, de sorte que son abolition varie en fonction du salaire de l’employé; expliquant que l’approbation de l’augmentation du salaire minimum SMIC ou SNMG en Algérie, de 18.000 à 20.000 dinars; vient produire de l’équilibre financier dans l’opération de calculer la suppression de l’IRG pour les bas revenus, et n’entraînera nul dysfonctionnement dans la grille des salaires.

L’interlocuteur du quotidien arabophone indique que le salaire de base varie d’un travailleur à l’autre selon l’échelon dans la grille des salaires; qui est obtenu par la multiplication par 45 DA du numéro inférentiel le plus bas de la grille des salaires.

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Tandis que le salaire national minimum garanti (SNMG); qui est devenu 20.000 DA, est obtenu par l’addition du salaire de base aux primes, indemnités et déductions fiscales. Le gouvernement a ainsi évité l’incidence de la suppression de l’IRG pour les salaires égaux ou inférieurs à 30.000 DA

Pour sa part, l’économiste Abderrahmane Toumi affirme que l’Impôt sur le revenu global est déduit par l’administration fiscale directement de la source. L’IRG, selon l’expert qui se réfère à ce que stipule la loi fiscale, concerne les revenus de base, échelons, salaires et primes; les revenus annexés, gratifications et augmentation du prix en contrepartie des services; et les recettes similaires aux salaires; à l’instar des prestations publiques nutrition, logement et habillement.

La hausse des salaires est-elle vraiment profitable au pouvoir d’achat ?

Le taux du prélèvement de l’IRG varie de 0% à 35%; mais avec la décision du Président de la République de supprimer cette taxe, explicite le spécialiste dans le domaine économique, Abderrahmane Toumi; pour ceux qui reçoivent un salaire égal ou inférieur à 30.000 dinars algériens; toutes les déductions d’impôts calculées de 0 à 20% seront supprimées.

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Toumi assure que l’abolition de l’IRG entraînera une augmentation à des proportions variables des salaires des travailleurs algériens; allant de 1.000 à 6.000 dinars.

Autrement dit, poursuit-il, l’employé qui reçoit un salaire égal à 18.000 DA passera à 21.200 DA; alors que Abderrahmane Aya, pour revenir à lui, affirme que désormais le marché du travail; que ce soit dans le secteur public ou celui privé; ne peut aucunement employer n’importe quel citoyen algérien pour un salaire inférieur à 20.000 DA.

Il  est à rappeler par ailleurs que cette hausse des salaires dont parle Toumi n’est pas, selon ses propres dires; nécessairement favorable au pouvoir d’achat qui, lui, dépend de facteurs complexes et multiples; à l’image de l’impact de l’inflation, de l’économie parallèle et de la vie chère. Par conséquent, la politique salariale doit être revisitée en profondeur pour affronter ce type d’éléments perturbateurs. 

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