Finance Islamique en Algérie : Voici pourquoi le crédit Halal est plus cher

AlgérieFace aux critiques sur la cherté des crédits Halal relevant du nouveau dispositif de la Finance Islamique, des responsables de banques publiques et privées expliquent pourquoi ces derniers sont plus chers que les prêts traditionnels.

Cela va sans dire que les musulmans préfèrent emprunter de l’argent sans avoir à passer par « la Riba ». Ainsi, l’arrivée de la Finance Islamique dans les banques étatiques d’Algérie, permet à ceux qui le souhaitent de profiter de crédits Halal. Néanmoins, pour certains cette mesure contient des contraintes fâcheuses. Selon le média arabophone Echorouk, plusieurs clients se sont plaints. 

« Le taux de marge bénéficiaire des prêts islamiques (Halal) est plus élevé que celui des crédits classiques (de type Riba); dans lesquels le taux d’intérêt est relativement bas »; a souligné notre source. Ce qui a poussé certains banquiers algériens à intervenir auprès du média; en estimant qu’il est impossible de comparer les deux formules citées ci-dessus. Par ailleurs, pour les représentants de banques, les services islamiques et traditionnels sont différents; et dépendent de deux financements distincts; en termes de forme et de contenu. 

« Prêter de l’argent à un certain taux d’intérêt est différent de l’achat d’un produit qui est destiné à être vendu selon une marge bénéficiaire »; a indiqué Smaïl Chaâlal, Chef de la Division de l’Exploitation et de l’Action Commerciale de la BNA. Ce dernier poursuit en soulignant que « la Mourabaha requiert des paiements supplémentaires (taxes et impôts). Ce qui fait que cette opération contient plus de risques. D’où le pourquoi du taux de bénéfice qui est généralement plus élevé »; a-t-il soutenu.

BNA / Finance Islamique en Algérie : « En à peine quelques jours, les crédits Halal sont très demandés »

Selon le responsable de la Banque Nationale d’Algérie; première banque publique à lancer les produits de la Finance Islamique en Algérie; la marge bénéficiaire fournie par la BNA, est la plus faible par rapport à celles des banques privées. « Le taux d’intérêt de ces dernières s’élève jusqu’à 9%, contrairement à celui de la BNA, qui ne dépasse pas les 6% »; a détaillé l’intervenant; spécifiant qu’il y a une forte demande, alors que le processus n’est pas encore propagé dans l’ensemble des agences nationales de ladite banque.

De son côté, le directeur du Marketing Commercial de la Baraka Banque, Saïd Karim; a déclaré au même média que la marge bénéficiaire des crédits Halal n’est pas toujours plus élevée que celle des traditionnels. « Al Baraka Banque Algérie propose des services et des offres qui sont moins marginaux que ceux proposés par les autres banques privées »; a-t-il confié; précisant que cet établissement financier totalise, en termes de Finance Islamique, le plus de clients en Algérie, et ce depuis des années.

Il convient d’informer que les experts ont tranché, et qu’en effet il y a une grande différence; dans la méthode de calcul du bénéfice et du taux d’intérêt qu’enregistrent les banques publiques et privées. De même, entre la formule islamique (Mourabaha) et tradiotionnelle (Riba). La divergence entre ces deux dernières repose sur la qualité du produit d’une part, et sur le mode de paiement et les frais imposés d’autre part. Ainsi, il n’est pas possible de comparer entre le montant de l’intérêt et le taux de marge bénéficiaire.

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