Fermeture des frontières en Algérie : Année blanche pour le tourisme ?

Algérie – Des frontières toujours fermées, une saison estivale qui démarre très tard, en raison des dispositifs imposés par le Gouvernement en guise de prévention contre le Coronavirus, face à cela, le tourisme, au niveau national, traverse une situation des plus catastrophiques.

Alors que le 15 août dernier, l’Algérie a entamé sa troisième (03e) phase de déconfinement, autorisant l’ouverture des mosquées, des restaurants et des plages, les acteurs du tourisme ne sont pas concernés à 100%, puisque les frontières du pays demeurent fermées jusqu’à présent. De plus, « le tourisme local n’est pas encore mature »; a souligné Brahim Aflah Hadj-Nacer; expert en tourisme et directeur d’une agence de voyages spécialisée dans la destination, Algérie; selon ce qu’a rapporté ce 20 août le média, Sputnik News.

Cela va sans dire, que la pandémie du Coronavirus a engendré une année blanche pour les opérateurs algériens du tourisme. Bien que certains estivants sont de retour, cela est insuffisant pour répondre à l’ensemble des professionnels du tourisme. Ceci, car le secteur regroupe une multitude d’acteurs; dont certaines agences de voyages qui proposent uniquement des séjours à l’étranger.

Ce qui est pénalisant pour ces dernières; puisqu’aucune date d’ouverture des frontières du pays n’a été communiquée; et la saison estivale est à quelques jours de sa fin. D’ailleurs, la rentrée scolaire est aux portes.  « La situation est catastrophique et il sera difficile de redresser la barre », a considéré Nezha Senoussi; cadre dirigeant dans une agence de voyages; spécialisée dans le tourisme international et les séjours linguistiques.

« Le gouvernement nous a autorisés à reprendre dès le mois de juin dernier; mais notre activité dépend de l’ouverture des frontières et de la reprise des liaisons aériennes »; a-t-elle regretté. Celle-ci a également indiqué « qu’il est impossible de faire du tourisme local »; car selon elle, « la qualité des prestations au niveau national est médiocre, les prix sont très chers et l’offre trop restreinte ».

Tourisme en Algérie : Des conditions de reprises non-adaptées à tous

Pendant que certains professionnels du tourisme sont autorisés à reprendre leur activité; d’autres ne sont pas concernés. En effet, l’État n’a pas autorisé l’ouverture des établissements de types aquaparcs, ni les piscines. Selon notre source, Ali Serraoui, propriétaire du complexe touristique et de loisirs, Jardins des Zibans, situé à Biskra; a affirmé devoir tirer un trait sur la saison estivale 2020; suite au refus des autorités publiques, qui consiste à maintenir l’interdiction d’accès aux espaces de loisirs aquatiques.

Serraoui a révélé que son groupe a subi des pertes incommensurables. « Nous avons investi plusieurs dizaines de millions d’euros dans cet aquaparc; qui est considéré comme le plus important d’Afrique. Après les difficultés de l’année 2019, causées par les effets de l’instabilité politique, le Coronavirus nous a porté l’estocade en 2020. À ce rythme, nous allons finir par tout fermer »; a-t-il confié.

De son côté, Brahim Aflah Hadj-Nacer, s’est dit optimiste malgré les effets dévastateurs de la crise. « Le Coronavirus peut être une opportunité pour le secteur »; a-t-il avancé à cet égard. Selon lui, le Gouvernement devrait profiter de la situation actuelle pour définir clairement quel type de tourisme doit développer l’Algérie.

Par ailleurs, des études indiquent que le tourisme mondial repartira à la hausse dès 2022 – 2023. Ainsi, « les pouvoirs publics devraient être prêts pour cette reprise et faire de l’Algérie une destination touristique de premier plan. Cette crise du Covid-19 pourrait provoquer une impulsion pour la relance du secteur »; a-t-il soutenu.

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