AccueilPolitiqueAlgérie : Vers la dissolution de l’Assemblée nationale (APN) ?

Algérie : Vers la dissolution de l’Assemblée nationale (APN) ?

Algérie – Le procès de l’ex-député FLN, Baha Eddine Tliba, a mis en lumière des révélations scandaleuses sur l’élection de nombreux députés qui ont payé le prix fort afin de siéger à l’hémicycle Zighoud Youcef, et après ces aveux de l’ancien parlementaire sur le mariage pervers argent-politique, des voix se lèvent pour clamer la dissolution de l’Assemblée nationale (APN) actuelle, jugée comme dénouée de la moindre légitimité.

L’ancien député de la wilaya d’Annaba, Baha Eddine Tliba, est passé aux aveux en dénonçant des parlementaires qui n’ont pas joué franc-jeu ; car ils ont gagné leurs places, à l’occasion des élections législatives de mai 2017, en mariant argent « sale» et politique. Par conséquent, et comme à chaque occasion d’un scandale de ce type, car celui-là n’est pas le premier à avoir tapé à la porte de l’Assemblée nationale populaire « APN », beaucoup réclament en Algérie la dissolution de la chambre basse du Parlement.

Dans un article paru dans la matinée d’aujourd’hui, le quotidien national Liberté s’est posé la question ; de la dissolution immédiate de l’APN. « Entre dissolution pure et simple comme exigée par la plupart des Algériens ; et l’imminence du rendez-vous électoral, la balance risque de pencher vers le maintien de l’APN ; jusqu’à nouvel ordre ». C’est ce à quoi préfère s’attendre le média.

Il est peu probable que le président Tebboune décide de faire disparaitre l’Assemblée dans la foulée du procès Tliba. C’est-à-dire avant l’échéance du 1er novembre prochain. Le projet de la nouvelle constitution passera par les députés avant d’aller au référendum populaire. Reda Deghbar, un constitutionnaliste, a traité dans une vidéo Facebook ; l’affaire Tliba qui a comparu devant le tribunal de Sidi M’hamed. « Si Tliba est condamné, le vote sera caduc ; même si les résultats ont été homologués par le Conseil constitutionnel ».

Dissolution ou pas de l’APN : Ce que en pensent les députés

Rappelons par ailleurs que l’article 211 de la loi organique des élections prévoit ; et punit cette pratique de marchandage de postes d’élus de 2 à 10 ans de peine d’emprisonnement. De plus, maitre Deghbar explique que la justice se retrouve dans l’obligation de poursuivre tous les députés impliqués ; par les témoignages de l’ancien cadre du FLN.

« Les parlementaires n’ont aucune crédibilité. Encore moins une légitimité. Le peuple nous déteste », a avoué au journal francophone le député Slimane Saâdaoui. Concernant la dissolution, Saâdaoui estime qu’il est plus judicieux d’exécuter cette manœuvre après le référendum à venir. « L’actuelle Assemblée, qui ne dispose d’aucune crédibilité, n’a pas le droit de voter ce projet de Constitution » ; s’est insurgé, en revanche, un parlementaire du parti Adala.

Pour un député du FFS, une simple dissolution de l’APN sera similaire à des coups de sabre dans l’eau. Il faudrait bien plus, selon lui ; pour établir la souveraineté du peuple. Sinon, « les Algériens savent tous que des députés ont été élus avec de l’argent sale », a-t-il noté.

Un député du RCD, quant à lui, estime que cela n’est pas nouveau. « Les sièges de députés du FLN sont le fruit de la corruption ». Liberté dit que tous les parlementaires interrogés par ses soins souhaitent la suppression de l’Assemblée présente. C’est quand le faire qui les met en désaccord.

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