Algérie : voici le nombre d’années de réserves d’énergies fossiles

Énergie –  N’étant pas renouvelables, les réserves d’énergies fossiles en Algérie seraient à sec après ce nombre d’années. On vous dit tout, ce 13 novembre 2021.

En effet, l’Algérie compte essentiellement sur les énergies fossiles, à savoir le pétrole, le gaz, et le charbon, pour faire tourner l’économie. Telle chose concerne d’une part la consommation locale et d’autre part l’exportation. Cependant, cette énergie naturellement trouvée dans le sous-sol algérien s’épuiserait dans une vingtaine d’années. 

Ainsi, l’estimation a été avancée par le professeur en physico-chimie des surfaces, Chems Eddine Chitour. « La dépendance exclusive de l’Algérie aux énergies conventionnelles présage un stock asséché d’ici l’année 2042 », a-t-il souligné. En résumé, il indique que la réserve algérienne en énergies fossiles contient 14 milliards de barils de pétrole, 2.500 milliards de m2 de gaz et 142.000 tonnes de charbon.

Dans cette perspective, l’actuel directeur général de l’École nationale polytechnique (ENP), Chitour a déclaré, lors de la cérémonie du lancement de la première promotion en post-graduation spécialisée dans la transition énergétique, que notre pays doit se préparer dès maintenant. C’est au sujet de la création d’un modèle qui intègre les énergies renouvelables à 50 % d’ici 2050.

Qu’en est-il des ressources naturelles actuelles en Algérie ?

En fait, l’expert déplore la perte de grandes quantités d’eaux de pluie au moment où l’Algérie tente de se sortir de la crise hydrique. Dans ce sillage, Chitour souligne l’importance d’équiper les maisons des Algériens avec des bâches d’eau pour bénéficier de la pluie. Et ce, en tenant compte des 1,6 milliards de m3 d’eaux déversées sur quatre wilayas.

Une quantité qui est malheureusement repartie en mer, regrette le spécialiste. Ce qui inquiète également l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur et également ancien ministre de la Transition énergétique est la contribution de notre pays au réchauffement climatique. Ce qui s’illustre avec 200 millions de tonnes de CO2 émis par l’Algérie en 12 mois.

C’est à cause de 800 millions de m3 de gaz consommés par an, a-t-il mis en relief. Mais à cela vient s’ajouter à la circulation d’un million de véhicules polluants. Par conséquent, 80.000 tonnes de dioxyde de carbone se répandent dans l’air.

Donc, Chitour appelle à délaisser les voitures à moteur thermique. Et les remplacer par de l’électrique. Finalement, les subventions d’eau potable et d’électricité appliquées en Algérie doivent être maintenues pour les moyens ou faibles revenus, soutient-il. 

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