Algérie : L’impact de la chute du dinar sur les réserves de change en devises

Algérie – Pr. Abderrahmane Mebtoul évoque les effets que peut avoir la dévaluation du dinar sur les réserves de change de l’Algérie en devises étrangères. 

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Alors que le chapitre de la drastique dévaluation de la monnaie locale, le dinar en l’occurrence, semble loin d’être clos, un économiste lie le destin de cette chute inéluctable du dinar étroitement à celui des réserves de changes de l’Algérie en devises étrangères dont le niveau oscille, rappelons le, entre les 42 et 43 dinars comme l’avait fait savoir le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le 1er mars 2021.   

Dans une conférence donnée le 31 mars 2021 à l’invitation de la Fondation allemande Friedrich Ebert et l’Union Européenne (UE), le Pr. Abderrahmane Mebtoul est, en effet, revenu sur l’impact que pourrait avoir la détérioration de la santé du dinar sur les réserves de change du pays. Le média francophone Algérie 1 reprend ses dires.  

D’après le professeur, la dévaluation du dinar influe négativement sur les réserves de change en devises étrangères qui se verront donc à la baisse également. Une vision qu’il a tenu à expliquer par la suite. Pour consolider son fusil d’épaule, il a tenu à noter, en préambule, que l’appréciation ou la dépréciation de la monnaie locale dépend des indicateurs macroéconomiques et de la stabilité « institutionnelle et politique » du pays. 

Algérie : Voici comment pourra la baisse du dinar influer sur les réserves de change 

Les élections législatives, prévues en juin 2021, entrent aussi en jeu, souligne-t-il dans le même sillage. En détaillant, il a fait savoir que l’économie du pays « risque d’être en berne » durant le tout premier semestre du 2021 avec les résultats qui pourraient être disponibles « pas avant juin 2021 ». 

Sur ce, les investisseurs potentiels devront attendre « la nouvelle politique du gouvernement », indique-t-il. Chose qui leur offre deux possibilités, assure-t-il en poursuivant. Ils pourront, selon ses dires, se diriger vers l’endettement extérieur.

Dans le cas échéant, ils frapperont la porte de la dépense publique, souligne-t-il. Cela « via la rente des hydrocarbures devant distinguer la partie des dinars avec une dette publique », estime-t-il. Celle-ci se fera « via la planche à billets qui risque d’exploser ».

De ce fait, « la partie devise » impactera sur le niveau des réserves de changes, signale l’expert. En définitive, si l’on se fie aux déclarations susmentionnées, la valeur du dinar continue et continuera à chuter, au moins au cours des mois à venir. Avec elle, c’est la fonte des réserves de change qui se poursuivra de fil en aiguille.   

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