Algérie : la hausse des salaires sera un fardeau supplémentaire au Trésor public ? Des experts répondent

Salaire – Le Trésor public pourra t-il assurer toutes les charges supplémentaires dues à la hausse des salaires prévue en Algérie ? Dzair Daily rapporte pour vous plus de détails concernant ce sujet dans l’édition de ce mardi, 16 août 2022. 

Le gouvernement algérien a annoncé, précédemment, une bonne nouvelle aux citoyens. En effet, une hausse dans les salaires des employés et des allocations chômage serait prévue en Algérie, qui peut être présentée comme un fardeau pour le Trésor public. Celle-ci prendra effet à partir du début de l’année prochaine.

Effectivement, le budget le permet, comme l’a précisé le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Et ce, suite à l’amélioration des indicateurs économiques et la réalisation d’un excédent dans la balance des paiements. À savoir, les revenus des ventes de pétrole et de gaz, qui pourraient atteindre 48 milliards de dollars d’ici la fin 2022.

Il s’agit là de ce que rapporte Ultra Algeria dans son quotidien arabophone. Par ailleurs, cette nouvelle n’a fait que satisfaire les salariés, surtout après la déception des dernières augmentations symboliques. Ces dernières n’étaient pas satisfaisantes face au coût de la vie et à la hausse des prix des produits alimentaires. 

Hausse des salaires en Algérie : les experts répondent

Il convient de noter que le militant syndical, Nabil Farknis, a déclaré que ces dernières augmentations se sont rapidement évaporées. Et ce, en raison de l’inflation que connaît l’Algérie. Selon lui, elles ne seront bénéfiques que si elles s’accompagnent de politiques de contrôle du marché local. Car, en effet, les commerçants veulent aussi obtenir une part de ces augmentations, précise t-il. 

D’un autre côté, le professeur en économie à l’Université de Blida, Ahmed Cherifi, affirme que le gouvernement algérien doit améliorer les revenus des ouvriers et employés. Ces derniers ont fortement été touchés par le Covid, la crise et l’inflation. Notamment, la baisse de la valeur du dinar.

Plus encore, le professeur a soulevé la question des défis auxquels est confronté le budget de l’État. Et ce, à cause de la dépendance excessive des hydrocarbures. L’Algérie doit donc se baser sur la production et la diversification des exportations. D’autant plus que les augmentations des salaires imposeront des charges supplémentaires au Trésor public, ajoute t-il.

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