Algérie : Quelles actions pour éradiquer le marché informel (parallèle) ?

Algérie – Face à une hausse de l’argent circulant dans le marché parallèle, les responsables cogitent et tentent tant bien que mal de trouver des solutions pour pouvoir bancariser cet argent.

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En effet, ce 28 février 2021, la Banque d’Algérie (BA) a rendu public un communiqué. Celui-ci a fait part de différentes statistiques relatives à l’« Évolution des situations monétaires et prudentielle à fin 2020 », dont le taux de l’argent circulant dans le marché parallèle en Algérie pendant l’année 2020.

En fait, pendant ladite année, la circulation fiduciaire en dehors des circuits bancaires est sensiblement montée. Il s’agit selon le même document d’une hausse qui équivaut à 12,93% en prenant l’année 2019, comme année de référence. En outre, en plus de cette situation compromettante, l’Algérie a enregistré un important déficit budgétaire.

Celui-ci est survenu suite à la baisse des recettes des hydrocarbures qui ont connu à leur tour une baisse dans les prix. Ceci n’a pas été sans conséquence, car il se trouve que la liquidité au sein des banques a été fortement impactée. Et ce, dès le début de l’année 2015. C’est en tout cas ce que rapporte le quotidien francophone El Watan.

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C’est donc dans le marché parallèle que le gouvernement algérien a jeté son dévolu afin de remédier à cette situation économique critique. Effectivement, c’est là, une des préoccupations premières du ministère des Finances. Et ce, depuis l’année 2015. Ainsi, le ministère susmentionné a eu recours à plusieurs méthodes afin de récupérer de la liquidité bancaire.

Cela en encourageant les individus qui possèdent des fonds à épargner au sein des différentes banques du pays. Pour se faire, le ministre des Finances de l’époque, soit Baba Ammi Hadji, a donné l’ordre aux guichetiers des banques d’accepter les liquidités sans aucune contrainte pour le client. Et en cas de doutes sur l’origine de ces fonds, les guichetiers pouvaient faire des déclarations de soupçons.

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Toutefois, il faudrait noter que cette stratégie n’avait pas convaincu les plus réticents à déposer leur argent dans les banques. Et pour cause, l’impact à l’époque était vraiment minime, donc pas de quoi arranger le manque de liquidité de tout un pays. C’est là, ce dont nous informe la source susmentionnée. En sus, depuis 2020, le ministre des Finances actuel, Aymen Benabderrahmane, mise sur la conformité aux préceptes de la religion.

Et pour cause, celui-ci a pris la décision de promouvoir des produits de la finance islamique dans différentes banques nationales. En pensant qu’en enlevant le taux d’intérêt qui est « mal vu » par la religion islamique, allait encourager les plus religieux à épargner dans les banques. Ce n’est toutefois pas l’avis du financier Omar Berkouk.

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Celui-ci estime pour sa part que « l’argent de l’informel n’a pas peur de Dieu, mais de l’impôt, taxes et charges sociales ». En fait, selon le spécialiste, les affaires de l’informel sont plus appréciées, car celles-ci sont tout simplement plus rentables. En effet, Omar Berkouk appuie ses propos en déclarant que dans les banques le taux d’intérêt ne dépasse pas les 5%.

Et ce, contre 10% au sein du marché informel. Pour remédier à cette problématique, l’économiste suggère une solution radicale. Il s’agit alors de l’opération de changer les billets de banque. Ça contraindra donc les concernés à déposer leur argent dans les banques. C’est ce dont fait état la même source. 

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