Explosions nucléaires en Algérie : Zitouni annonce le gel des négociations avec la France

Algérie/France – « Le manque de sérieux » de la France aurait poussé l’Algérie à suspendre les négociations liées au dossier de la période coloniale notamment celui des explosions nucléaires françaises à Reggane.

Lors de la célébration historique du 60ème anniversaire à l’occasion des explosions nucléaires françaises de la commune de Reggane dans la wilaya d’Adrar, Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidines a indiqué que le plan de travail du gouvernement présenté au même moment à l’APN, aborde ouvertement le dossier des explosions nucléaires françaises en Algérie, a rapporté le quotidien arabophone Echourouk dans son édition du 13 février.

Ce conflit fait partie des quatre principaux problèmes en suspens. Les radiations nucléaires des explosions de Reggane tuent toujours des vies et figure dans la partie relative à la mémoire nationale ouverte entre l’Algérie et la France. « L’Algérie a cessé de négocier avec la partie française pour son irrespect et son manque de bonne volonté et de sérieux au vu des négociations », a expliqué Zitouni cité par la même source.

Il affirme à ce propos que la décision de l’État Algérien est ferme et officielle, insistant sur le fait que cette demande est une demande populaire exprimée par tous les Algériens. Toujours selon Echourouk, le ministre des Moudjahidines a précisé que « tant qu’il n’y a pas d’intentions sérieuses et de propositions concrètes, les négociations ne reprendront pas et demeureront en suspens jusqu’à nouvel ordre ».

Zitouni menace d’attaquer la France en justice

En Novembre dernier, le ministre des Moudjahidines, Tayeb Zitouni a confié que si la France persiste à rejeter ses conduites criminelles commis en Algérie, l’État compte déposer une plainte internationale contre la France. À ce propos, il s’adonne à rassembler tout un collectif d’avocats et une commission d’associations pour faire passer la requête de récupération du dossier de mémoire, légalement aux niveaux des tribunaux internationaux.

Pour précision, le dossier de la mémoire est axé sur quatre motifs, notamment : l’archive, les essais nucléaires au Sud Algérien (Reggane), les disparus de la guerre de libération ainsi que les crânes des héros de la résistance Algérienne. « Une fois le dossier de la mémoire résolu, les relations Algéro-Françaises retrouveront leur naturelle, », a souligné le ministre des Moudjahidines.

Pour rappel, le président français Emmanuel Macron avait exprimé son souhait de régler le conflit historique sur la question mémorielle relative à la guerre d’Algérie, en reconnaissant « la part de responsabilité de la France dans la guerre d’Algérie ».

Cette déclaration a suscité une controverse auprès de la droite et de l’extrême droite française qui n’ont pas apprécié les déclarations de Macron, mettant en évidence leur perpétuelle opposition à la repentance sur les crimes coloniaux commis par la France durant la guerre d’Algérie.

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