Devises en Algérie : Vers la création de deux marchés de change ?

Algérie – Dans une contribution d’un membre du conseil scientifique de la COSOB, à un média en ligne, il a été expliqué que l’option de réforme la plus vraisemblable en matière de change, dans notre pays, serait le passage par deux marchés de devises. Explications.

Dans l’optique de la réforme du marché de change en Algérie, impliquant intrinsèquement le balayage de la sphère informelle d’achat et vente des devises, est l’objet, entre autres éléments, de la contribution de Mohamed Haichour au site d’information La Patrie News.

Le spécialiste précise alors la réforme des changes qui serait la plus appropriée à l’accompagnement de la relance de l’économie nationale. Selon lui, ce serait bien l’émergence d’un « double marché des changes ». Il évoque également la nécessité d’« une feuille de route » exécutée en deux phases.

La mise en place de ce « double marché » doit a priori avoir lieu dès le premier trimestre de 2021. Ainsi, un marché primaire émergera. Les taux de change seront établis tous les jours. Leur fixation doit revenir à un « comité ou à la banque d’Algérie (BA) ». Un système d’adjudication pourrait probablement s’occuper de cette tâche régulatrice.

Devises en Algérie : Le marché secondaire

La source d’alimentation de ce marché en devises sera, de façon partielle, les recettes d’exportations en hydrocarbures. Diverses autres catégories des rentrées en devises l’alimenteront, notamment les exportations. Les fonds du marché primaire bénéficieront aux banques commerciales. Celles-ci les utiliseront pour « les dépenses extérieures de leurs clientèles ».

Puis, il y aura le marché secondaire. Le taux de change sera, dans ce cas-là, « déterminé par le libre jeu de l’offre et de la demande ». Le dinar serait ainsi une monnaie flottante tout en étant administrée. Après l’instauration de ce taux, la monnaie locale sera susceptible de perdre 10% environ. Sa valeur reculera donc devant le dollar. Toutefois, par la suite, elle entamera un processus de stabilisation.

Ce système ne devrait représenter qu’un passage transitoire. Il ne doit, par conséquent pas, opérer au-delà d’un an. Durant cette période, la BA veille à ce que l’écart entre les deux tarifications ne surpasse les 5%. L’unification du marché de change interviendra, notons-le d’après la même source, après une année.

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