Algérie : Premiers résultats du dépistage massif au scanner thoracique

Algérie – L’usage du scanner thoracique, beaucoup plus apte au dépistage massif que le PCR, est désormais permis en Algérie. La décision vise à gagner du temps dans la détection du Covid-19; pour ainsi accélérer la prise en charge médicale des patients et leur isolement préventif.

En effet le ministre de la Santé a déclaré, le 5 février dernier; qu’il est convenable « de recourir au scanner thoracique en Algérie pour le diagnostic des atteintes pulmonaires dues au nouveau coronavirus »; et cela dans le but, s’inscrivant dans une course à la montre, de rendre rapide l’administration aux patients du « traitement à la chloroquine, avant la détérioration de leur état et la propagation de l’épidémie »; précise-t-il devant les membres de la cellule de crise mise en place par le CHU Mustapha Pacha .

La décision de recourir à cette méthode, dont « la marge d’erreur est quasiment nulle », comparée « à la technique PCR », va à coup sûr « rendre rapide la détection de la maladie »; parce que « beaucoup d’hôpitaux algériens disposent de scanners », peut-on saisir des propos de Saïd Mahmoudi, radiologue et PDG de l’Hôpital Chahids Mahmoudi de Tizi Ouzou; publiés sur la page Facebook dudit établissement.

Donc, le scanner de par exemple le CHU Mustapha Pacha, selon la déclaration faite au site d’information russe Sputnik; par Pr Chafaa Aimeur, chef du service d’imagerie de l’hôpital en question, peut être effectué en quelques secondes, et puis interprété en quelques minutes. A côté de cela, il y a le bon vieux PCR, d’emblée possédé uniquement par l’Institut Pasteur, et qui met 24 longues heures pour nous divulguer le résultat. 

Des cliniques privées susceptibles d’être de la partie

Il existe un certain nombre de cliniques privées d’imagerie médicale qui « se tiennent prêtes à offrir leurs services »; pour parer à une éventuelle submersion des hôpitaux publics, a informé Benbouzid devant la même assemblée. Les deux secteurs, libéral et étatique, vont alors s’allier et unir leurs forces respectives qui seront canalisées dans une trajectoire de lutte commune contre la propagation de l’épidémie; à travers l’optimisation des opérations de dépistage, par l’utilisation du moyen nouvellement adopté.

En outre, si les admissions à l’hôpital, des patients gravement infectés, d’autant plus ceux qui nécessiteront d’être placés en réanimation, viennent à exploser; le ministre a assuré qu’il « sera fait appel à certaines cliniques privées pour l’hospitalisation des cas complexes; notamment celles disposant de respirateurs artificiels ».

https://www.facebook.com/1670750299867162/videos/204521854178247/

Explications sur l’écart des chiffres cas confirmés/cas traités

Pour sa part, le chef de service épidémiologie du CHU Mustapha Pacha, Pr Noureddine; pense que malgré les difficultés « il est impératif de communiquer les chiffres réels sur les cas atteints et les décès ». Pour rappel les données officielles indiquent que l’Algérie a enregistré le jeudi 9 avril; un bilan épidémiologique de 235 décès pour 1666 cas confirmés

Ce dernier chiffre, à savoir celui des cas confirmés est étrangement inférieur au nombre des cas traités par la Chloroquine qui est estimé, pour sa part, à 1704 patients sous traitement à la Chloroquine. Cependant, et dans un entretien téléphonique accordé à la chaîne de télévision El Bilad; le membre du Comité scientifique de veille et de suivi de l’évolution du Coronavirus, Dr Bekkat Berkani; a levé le voile sur ce mystère intriguant en expliquant que c’est une affaire de technique de dépistage. 

Le premier nombre, 1666, est relatif aux « cas détectés par les tests biologiques » uniquement, a-t-il clarifié; tandis que le second, celui supérieur, à savoir 1704, représente ceux « détectés par analyses plus par scanner thoracique »; que le ministre Benbouzid vient d’autoriser.

https://www.facebook.com/102375559823414/videos/636185083779944

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes