Algérie : « Récupérer l’argent volé est un devoir », affirme Tebboune

Algérie – Le président Tebboune a réitéré sa « principale » promesse de campagne électorale de la dernière course à El Mouradia en expliquant, hier dimanche, devant les représentants de la presse en Algérie, que la récupération de l’argent volé est un impératif. « Le recouvrement des fonds pillés est un devoir et un engagement que j’ai pris devant le peuple algérien », a-t-il souligné.

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé qu’il tiendrait sa promesse concernant la récupération de l’argent volé à l’Algérie. En effet et lors d’un entretien avec certains responsables de la presse nationale, le chef de l’État a déclaré : « La récupération des fonds détournés est un devoir et un engagement que j’ai pris devant le peuple algérien ».

Le chef de l’État a poursuivi en promettant que les lacunes qu’ont connues les institutions de la République ne se reproduiront plus. D’autre part, Tebboune a estimé que « l’argent et le pouvoir dans les pays en développement sont une grave erreur ». En revanche, « les pays développés ont atteint le sommet », a-t-il jugé.

L’argent sale servait même à nommer les walis et les responsables en Algérie, indique Tebboune

Effectivement, le président de la République a avancé que l’argent sale de la corruption s’était faufilé partout. Il servait même de moyen pour désigner les walis ; et les hauts fonctionnaires de l’État. L’Algérie ressemblait à un match de football, a-t-il ironisé. L’adversaire était à la fois l’arbitre et l’équipe adverse. Il n’était pas possible de battre cette équipe ; quel que soit le résultat, a-t-il fini par se désoler.

L’argent né de l’union « illégitime » du monde de la politique dans notre pays ; et celui des affaires douteuses s’était donc introduit insidieusement dans les « veines » de l’État algérien. Une minorité d’oligarques s’était enrichie. Le cercle obscur des hauts placés corrompus jouissait des privilèges les plus scandaleux ; tandis que le peuple, dans sa grande partie, peinait à joindre les deux bouts. C’est ce que l’on peut saisir des propos de Tebboune. D’ailleurs celui-ci a expliqué : « Le manque de justice sociale a des conséquences qui s’apparentent à une bombe à retardement ».

« Nous avons refusé de recourir à l’endettement extérieur pour préserver notre souveraineté nationale », assure le chef de l’État

Le président de la République a en effet affirmé qu’il refusait de recourir à l’endettement extérieur et à la planche à billets ; pour préserver la souveraineté nationale. Il a stipulé cela lors de la même entrevue avec des représentants de médias nationaux. Le Premier magistrat a appuyé que l’emprunt pour des projets non rentables revient à hypothéquer l’avenir des générations futures.

Cependant, le président nuance tout de même ces dires concernant la coopération et le partenariat avec les États amis. « La production n’est pas suffisante. Ceci nous amène à un taux d’inflation élevé. Par conséquent, nous n’empêchons pas les pays amis d’entrer en partenariat avec nous. Comme dans des projets similaires à celui de Gara Djebilet », a indiqué le président.

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