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Algérie : les pharmacies s’apprêtent à entrer en grève pour cette raison

Algérie – Le Syndicat national des pharmaciens a annoncé une grève nationale d’une journée renouvelable. Cette grève est prévue en Algérie pour le 28 février prochain au niveau des pharmacies. Plus de détails sur les raisons qui ont mené à ce débrayage, ce lundi 14 février 2022.

En effet, les pharmacies prévoient une grève d’une journée renouvelable en Algérie, le 28 février prochain. C’est en effet ce qu’a décidé le Syndicat national des Pharmaciens d’Officine (SNAPO). Cela, suite aux propos du ministre de la Santé concernant le projet de révision des dispositions réglementaires qui régissent l’installation des officines.

Par ailleurs, le Syndicat national des pharmaciens algériens agréés a décidé de suivre le mouvement. Ainsi, le groupement a adressé une lettre au Président de la République. La cause ne serait autre que l’annonce du ministre de la Santé, Benbouzid, devant l’assemblée nationale, donnant la permission aux nouveaux pharmaciens d’ouvrir leur propres officines.

De ce fait, le SNAPO a publié un communiqué, dans lequel il a affirmé que ces mesures de révision de la réglementation vont mettre en péril les fondements mêmes de la profession. Ainsi, qu’elles ont été décidées sans consultation au préalable des syndicats du secteur. Comme le relate Le Soir d’Algérie. En sur, le président du SNAPO a estimé que les propos du ministre vont à l’encontre des normes établies par le Conseil d’État.

Il faut savoir que le ministère de la Santé avait pris la décision en 2001 de supprimer la notion de la répartition géographique. Suivi de la publication d’une ordonnance visant à encadrer la répartition des officines dans les zones enclavées. Le Président du Syndicat a donc insisté sur la nuance entre les propos du ministre, qui parle de libre concurrence. Mais aussi du but même de la profession, qui est la dispense de médicaments et non leur vente.

Le système de régulation mis en péril

En outre, il insiste sur le fait que d’autres réglementations doivent êtres mises en place. Cela, dans le but de réguler davantage le secteur qui est déjà saturé actuellement. D’autant plus que libéraliser et donner un aspect commercial à la chose serait encourager la surconsommation et la vente sans ordonnance. Alors que les syndicats travaillent dans le but de limiter l’automédication.

Par ailleurs, Les syndicats refusent la mise en péril d’un système de régulation universel par sa déstructuration avec de telles mesures. Ils mettent un point d’honneur à ne pas toucher aux fondements de la profession. D’autant plus que durant cette journée de grève, le service minimum ne sera pas assuré. 

En outre, l’Union Nationale des Opérateurs en Pharmacies soutient également ce mouvement. Ainsi, elle assure que la pharmacie ne se réduit pas seulement au volet commercial. Elle poursuit que ce système d’encadrement des installations d’officines est une pièce maîtresse du système algérien de santé. De ce fait, sa suppression n’y apportera aucune amélioration.

Au contraire, cette nouvelle réglementation créera une concurrence anarchique qui sera néfaste pour les pharmaciens et pour les citoyens. Il serait raisonnable donc, suggère l’UNOP de faire appel au sens de responsabilité et d’essayer d’éviter au maximum toute démarche qui porterait atteinte à la structuration. Mais qui pourrait également dérégler le système pharmaceutique.

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