Algérie : des grossistes suspendent la vente de l’huile de table pour cette raison

Algérie – Les grossistes ont cessé la vente de l’huile de table pour une raison précise. Cette pénurie est alors prise en considération par les autorités compétentes. Nous vous exposerons davantage de détails dans la suite de cet article du mardi 25 janvier 2022.

La Commission d’enquête parlementaire à révélé que cette pénurie relève d’une affaire de « marge bénéficiaire faible ». En effet, selon ce que rapporte le quotidien Ennahar, les producteurs de l’huile de table rejettent les matières premières locales et préfèrent celles importées. Cela, est dû à l’absence d’une indemnisation de la part de l’État. Raison pour laquelle de nombreux commerçants proposent la vente de l’huile de table en Algérie à des prix hors normes.

Effectivement, la commission a révélé que l’huile de table est introduite en contrebande dans les pays voisins. Notamment, au Mali. Elle a également signalé que des partenaires du Mali vendent l’huile de table algérien. Cela, aux habitants des zones frontalières à des prix exagérés. Ce produit est proposé entre 1.300 DZD et 1.600 DZD la bouteille. D’autant plus que le produit en question est une production locale. 

Suite aux déplacements de la commission d’enquête parlementaire lors de ses visites dans plusieurs régions du sud, tels que Timimoun, Bordj Badji Mokhtar et Timiaouin, des citoyens locaux se sont plaint. En effet, ces derniers ont évoqué les conditions difficiles dans lesquelles ils vivent. Et ce, en raison de la disparitions des produits alimentaires de grande consommation. 

Pénurie de l’huile de table sur le marché algérien : les révélations de l’enquête 

À travers l’investigation menée, la Commission de l’enquête parlementaire est parvenue à des faits. En effet, les parlementaires qui ont participé à cette enquête révèlent que de nombreux grossistes, notamment en région de Sétif, ont suspendu la vente de l’huile de table. Et ce, en raison d’une marge bénéficiaire très faible. Selon la même source, ces grossistes n’appliquent pas le décret exécutif n°77. Celui-ci plafonne le prix d’une bouteille d’huile de table à 650 DZD. Ce qui les empêchait de bénéficier d’une marge de profit.

Par ailleurs, les investigations de la commission en question concernaient plusieurs régions de l’Algérie. Telles que la wilaya d’Oran et Mascara. Celles-ci étaient un point de départ en raison de la concentration de l’activité de production de la matière première de l’huile de table. Ensuite, en direction de l’Est du pays, où elle fait un arrêt dans les régions d’Oum El Bouaghi, Aïn M’lila, Béjaïa et Sétif. De ce fait, la commission soumettra son rapport au Président de l’Assemblée populaire nationale (APN) avant qu’il ne soit transmis au bureau des autorités compétentes.

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