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Algérie : Des délégations judiciaires pour récupérer « l’argent volé »

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Algérie – Les autorités algériennes entament des correspondances avec plusieurs pays en s’appuyant sur des délégations judiciaires internationales, dans le but de recouvrer les capitaux pillés dans les caisses de l’Etat.

L’Algérie est officiellement entrée dans une bataille judiciaire internationale pour récupérer les fonds détournés dans les caisses du trésor public et transférés illicitement vers l’étranger. En effet, selon le quotidien arabophone El Bilad qui rapporte l’information, les autorités algériennes auraient déjà envoyés des délégations judiciaires dans plusieurs pays pour entamer le processus de récupération de « l’argent volé ».

Ainsi, la justice algérienne aurait d’ores et déjà envoyé ses délégations en Tunisie, au Maroc, en Espagne, en France ou encore à Malte, rapporte la même source, qui précise que la Cour Suprême prévoit d’envoyer d’autres délégations judiciaires internationales dans 11 Etats dont les pays du Golfe.

Accords bilatéraux et Interpol

Pour rapatrier « l’argent volé », les autorités algériennes comptent s’appuyer sur les accords judiciaires et sécuritaires bilatéraux qu’entretient l’Algérie avec plusieurs pays à travers le le monde. Ces lois permettraient ainsi à la justice algérienne de l’extradition des capitaux capitalisés dans des banques étrangères qui refuseraient de divulguer les informations de leurs clients.

Outre les accord bilatéraux, la justice Algérienne prévoit de faire appel à l’organisme financier d’Interpol, organe compétent pour la prévention du blanchiment d’argent et le suivi des activités financières internationales, souligne la même source, qui explique que l’Algérie insistera à ce que cette affaire soit considérée comme un délit de blanchiment des capitaux.

Cependant, la tâche n’est pas si simple que ça en a l’air. Effectivement, l’Ambassadeur de l’Union Européenne en Algérie John O’Rourke, avait fait savoir en ce début février que la procédure de récupération de l’argent volé à l’Algérie était « extrêmement difficile » tant pour l’Algérie que pour les États membres de l’Union européenne, en rappelant l’exemple de la Tunisie, qui peine toujours à rapatrier ses capitaux détournés sous le règne du président déchu Zine el-Abidine Ben Ali.

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