Algérie : Après un déconfinement partiel.. Vers l’ouverture des frontières ?

Algérie – Le déconfinement opère pas à pas avec une reprise graduelle de l’intégralité des activités concernées par les mesures de suspension, comme les frontières qui attendent leur ouverture. Sauf que le trafic aérien et maritime échappe au processus susmentionné. Les frontières restent verrouillées pour l’instant. Ce ne sera qu’avec le passage total de la crise sanitaire que cela changera ; selon la décision du président Tebboune.

Cette décision de nature politique dépend des développements que connaît l’état des lieux en matière de santé publique. Néanmoins, elle n’est pas en mesure d’ignorer l’aspect économique ; et aussi le reflet que dégage un pays en situation d’autosuffisance. Par ailleurs, le retour peu à peu du train de vie habituel en Algérie, dans le cadre d’un déconfinement partiel et progressif, écarte l’ouverture des frontières. C’est ce que note un article, du quotidien Le Soir d’Algérie, dédié à la question et paru hier lundi.   

Nulles liaisons aériennes entre l’Algérie et le reste de la planète. C’est une réalité qui persiste depuis le mois de mars dernier. Notre pays avait opté, à ce moment-là pour le verrouillage de ses frontières. Le but consistait à contrecarrer l’avancée de la pandémie du coronavirus. Celle-ci était en plein extension dans le monde. On a estimé donc que la fermeture des frontières était salvatrice. Le motif de tel raisonnement résidait dans le constat d’un nombre de contaminations d’origine étrangère ; en recrudescence en Algérie.

Près de six mois après cette mesure restrictive, clouant les avions au sol, toujours rien. Il n’y a aucune reprise du trafic qui apparait à l’horizon. Il n’existe pas l’ombre d’une décision allant dans le sens de la levée des restrictions aux frontières. Cela en dépit de la tendance actuelle du pays vers un retour progressif de quasiment toutes les activités ; fait remarquer le titre de la presse écrite d’expression française.

Frontières et coronavirus en l’Algérie : Un avenir plutôt incertain

Le 4 du mois passé, juillet en l’occurrence, le chef de l’État avait abordé la question. C’était lors d’une entrevue qu’il avait accordé à France 24 qu’Abdelmadjid Tebboune avait livré ses réponses. « Faut-il ouvrir partiellement ou ne pas ouvrir ? s’était-il interrogé. L’environnement géographique de l’Algérie a opté pour un déconfinement total bien que les chiffres des contaminations ; et des décès soient élevés. Nous allons voir, en fonction de notre capacité ; de notre crainte de voir les chiffres augmenter, si nous devons ouvrir ou non » ; avait alors conclu le locataire d’El Mouradia.

Le ministre des Transports, Lazhar Hani, s’est exprimé là-dessus plus récemment. C’était samedi 8 août ; à la marge de sa visite de travail et d’inspection ; au niveau du port d’Alger. Le responsable a déclaré ce jour-là : « Notre priorité est désormais de lutter contre la pandémie de coronavirus. Mais dès que la situation sanitaire s’améliorera, nous examinerons la possibilité de rouvrir le transport international ». Ce dernier passe naturellement par le déverrouillage des frontières terrestres, aériennes et maritimes.

Ces propos n’éclairent en rien les desseins des pouvoirs publics au sujet de ce dossier ; dénote le journal francophone. Cela coïncide avec les retombées périlleuses de cette situation d’inertie sur la compagnie Air Algérie. Ses pertes sont à 16,3 milliards de dinars. D’ici fin 2020, elles sont susceptibles d’atteindre les 35 milliards. Le possible remboursement des clients n’a même pas été pris en considération ; en élaborant ces estimations. La saison estivale, attirant habituellement les ressortissants algériens, est chaotique. Les revenus générés par ces vacanciers font défaut cette année.

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