Air Algérie peut assurer les 250 vols par jour lors de l’ouverture des frontières ?

Algérie – Après l’ouverture des frontières algériennes et la reprise du trafic aérien, la compagnie aérienne nationale, Air Algérie, pourrait-elle effectuer 250 vols par jour comme elle avait tendance à le faire en 2019 ?  

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Torpillée par la suspension des vols et la fermeture des frontières algériennes qui a duré plus de treize (13) mois, Air Algérie traverse des temps de tempête. Après une reprise des chemins des airs et des cieux, qui tarde toujours à venir, Air Algérie, sera-t-elle en mesure d’assurer 250 vols quotidiennement comme c’était le cas avant l’arrivée du coronavirus en 2019 ? 

À cette interrogation et autres, toutes planent autour de la situation financière délicate d’Air Algérie, a répondu le quotidien généraliste El Watan dans un article paru ce jeudi 29 avril 2021. Avant tout, le média francophone a dressé le rapport d’une compagnie aérienne au bord du gouffre. 

En effet, le média indique qu’avec des pertes colossales estimées à presque deux (02) millions d’euros par jour, Air Algérie remue ciel et terre pour répondre aux besoins de ses 9600 salariés. Les dépenses à gérer à cet effet, s’élèvent jusqu’au 200 milliards de dinars. 

Pour couronner le tout, le transporteur aérien national devrait également s’occuper de la maintenance de ses avions qui sont cloués au sol depuis de nombreux mois. Selon la même source, Air Algérie craint un décollage timide, voire médiocre, en tout cas loin de celui de 2019.

Pour se remettre en forme, Air Algérie aura besoin de cette somme

Pour booster ses performances, la compagnie aérienne doit bien se préparer au jour J. Toutefois, une bonne reprise d’Air Algérie nécessite « beaucoup de moyens », estime la même source. En détaillant, El Watan a fait savoir qu’Air Algérie aura besoin de (02) milliards de dollars de l’État pour être en mesure de reprendre ses activités dans les meilleures conditions possibles. 

Revenons de nouveau à la question principale. Le transporteur aérien public peut-il donc retrouver sa forme d’avant après l’ouverture des frontières ? La réponse à cette question est liée étroitement à une autre, si l’on se fie à la source. La question qu’on doit poser est : Le gouvernement algérien va-t-il venir à son secours ?

Va-t-il verser la somme susmentionnée à la compagnie aérienne qui espère pallier les pertes financières énormes liées à la crise du coronavirus ? Sans compter les vols nolisés qu’elles opèrent, Air Algérie assurait en 2019, 250 vols au quotidien. Actuellement, le transporteur aérien public n’attend qu’une reprise des vols de rapatriement, encore plus, l’ouverture des frontières aériennes algériennes

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