Titre de séjour en France : une Algérienne a reçu un refus pour cette raison

France – Malgré une conduite exemplaire ou des circonstances particulières, de nombreux Algériens se voient toujours refuser des titres de séjour par les préfectures françaises. C’est le cas d’Hadjira, une Algérienne partie étudier en France, mais qui s’est retrouvée avec un refus de titre de séjour.

Le journal Sud-Ouest a raconté, ce 27 novembre 2021, l’histoire de cette Algérienne en quête de renouvellement de son titre de séjour en France. L’histoire a commencé en 2017 lorsque la jeune femme est arrivée en France. C’était par le biais d’un visa touristique. Par la suite, Hadjira a obtenu une carte d’étudiant pour étudier à l’Université de Bordeaux.

Et ce, pour une durée de deux ans. Entre temps, la jeune femme a rencontré son compagnon. Il s’est révélé être un homme agressif. Et extrêmement possessif. Elle l’a connu lors d’un de ses voyages entre son pays d’accueil et celui natal. Hadjra s’est retrouvée victime de violence domestique.

Son avocat a expliqué qu’à peine mariée, Hadjira avait commencé à subir des violences physiques et mentales. Elles partent de blessures physiques à l’emprisonnement forcé. Et à l’intimidation. Selon l’avocat, le certificat médical témoigne des violences subies. Hadjira a déposé plainte. Et son ex-conjoint a été condamné à six mois de prison.

Hadjira et les victimes similaires auront-elles le titre de séjour ? 

La jeune femme a ensuite poursuivi ses études. Mais le 28 avril, la Gironde a rendu un arrêté lui refusant de lui délivrer un titre de séjour. La jeune femme a alors fait appel devant le tribunal administratif de Bordeaux. Celui-ci a annulé l’arrété. Puis, il a ordonné de réexaminer le cas de Hadjira. L’avocat a regretté le manque de sérieux dans l’examen du dossier de sa cliente.

Une étudiante qui a demandé un titre de séjour en tant que victime de violences conjugales. Dans le meme sillage, le ministre de l’Intérieur français Gérald Darmanin veut davantage protéger les femmes sans-papiers de leurs conjoints violents. Mardi 23 novembre, Gérald Darmanin a annoncé à France Inter qu’il avait demandé jeudi aux préfets la régularisation des femmes qui se trouveraient en France en situation irrégulière.

Celles dont il est avéré qu’elles sont victimes de violences conjugales. « Ces femmes hésitent peut-être trop souvent à aller dans un commissariat. Ou une brigade de gendarmerie. Elles sont probablement réticentes de saisir le procureur de la République ». Tout ça pour dire : « J’ai été violée ». Ou bien : « Je suis battue par mon mari. Et je veux déposer plainte », a regretté le ministre.

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