Réactions au gel de l’importation en Algérie de voitures d’occasion

Algérie – Selon l’ancien président d’Acam, Youcef Nebbache, la décision relative au gel de l’importation de voitures d’occasion a suscité des réactions immédiates de professionnels étrangers de l’automobile. 

Il convient tout d’abord de rappeler la décision qu’a annoncée le ministère de l’Industrie, le 5 octobre dernier. Le département d’Aït Ali avait révélé le gel de la mesure relative à l’importation des voitures d’occasion (de moins de 3 ans) en Algérie, et ce, jusqu’à nouvel ordre. Ce qui a d’ailleurs provoqué plusieurs réactions de différents membres de l’Assemblée populaire nationale (APN).

En effet, l’ancien président de l’Association des concessionnaires automobiles multimarques (ACAM) est revenu sur ce sujet en toute franchise. Il a tenu à nouveau à faire suite aux déclarations du ministre de l’Industrie Ferhat Aït Ali. Il a souligné qu’il existe une confusion au niveau de la prise des décisions liées à l’importation de voitures d’occasion (moins de 3 ans) en Algérie. L’ancien chargé d’ACAM a dans ce sens critiqué le ministre de l’Industrie.

Selon lui, Ferhat Aït Ali a été déraisonnable et n’a pas été clair quant à cette résolution. Le quotidien arabophone Sabq Press rapporte ses propos. Youcef Nebbache estime alors qu’il est grand temps de lever le gel de l’article 110 de la Loi de finances 2020 relatif à l’importation de véhicules de seconde main.

D’après lui, le gel ci-dessus mentionné entrave d’une manière considérable l’activité économique de l’Algérie. Plusieurs usines dont ENIEM risquent la faillite et sont sur le point de fermer leurs portes. Et ce, suite aux difficultés financières occasionnées par ladite mesure prise. C’est toujours d’après l’ancien président d’ACAM.  

Des professionnels étrangers sidérés par les conditions relatives à l’autorisation d’importer des véhicules de moins de 3 ans

Aux commandes du journal précité, le même responsable a souligné l’incompréhension de nombreux professionnels étrangers de l’automobile. Il a indiqué, dans ce sens, que les auspices additionnels à l’importation des voitures sont, selon lui, irrationnels. D’après le même orateur, la condition liée à l’appropriation d’une superficie égale à 3.400 mètres carrés (m2) a suscité le questionnement de nombreux concessionnaires étrangers.

Ces conditions n’existent nulle part ailleurs dans le monde, estime Youcef Nebbache. Pour mémoire, le ministre de l’Industrie Ferhat Aït Ali s’est prononcé hier, 28 décembre, sur ce sujet. Ce dernier a formellement fait savoir que son secteur priorise l’industrie automobile. Cela, dans l’optique de relancer l’économie dans le pays.

Selon lui, l’importation des voitures d’occasion (de moins de 3 ans) ne contribue guère au succès du développement du secteur économique national. Il a révélé, dans ce sillage, que des négociations sont en cours entre l’Algérie et l’Allemagne. Et ce, dans le but de mettre en marche une véritable fabrication de véhicules sur le territoire algérien.         

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes