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Flambée des prix durant le Ramadan en Algérie : Vers la criminalisation de la spéculation ?

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Algérie – Devant la flambée des prix des produits alimentaires dès le début du Ramadan, le numéro 1 de l’APOCE, Mustapha Zebdi, associe la spéculation à la « traîtrise » vis-à-vis de la Nation, et invite à criminaliser cette pratique jugée hautement préjudiciable, pour le simple citoyen qui peine à nourrir sa famille convenablement.

Mustapha Zebdi, président de l’Organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE), a appelé à un réexamen de toutes les lois en la matière, afin de prévenir la spéculation et de réduire les prix des denrées alimentaires; notamment lors des occasions religieuses, à l’instar du mois de Ramadan.

Dans un entretien téléphonique accordé ce 26 avril au journal électronique arabophone Sabq Press; le responsable associatif a souligné l’indispensabilité de criminaliser la tendance spéculative (qui connaît des pics annuels répétitifs au rythme des différentes dates-références de la société algérienne), et va plus loin en suggérant de carrément l’assimiler au crime de « haute trahison »; expliquant dans ce sens que « quiconque fait du mal au simple citoyen et cherche un profit rapide n’est qu’un traître à la patrie ».

Parmi les mesures qui doivent être prises, le cadre dans la société civile préconise la soumission stricte et obligatoire des commerçants à facturer leurs achats et ventes, tandis que la marge bénéficiaire doit être plafonnée pour certains produits de base, dans l’objectif d’éviter leur augmentation (souvent irrationnelle).

Les prix s’envolent dès le premier jour du ramadan

Si l’en croit le quotidien national Le Soir d’Algérie qui a effectué des virées dans plusieurs marchés d’Alger, les prix des fruits et légumes en cette première semaine du mois de Ramadan 2020, et dans les marchés algérois de gros (comme celui des Eucalyptus), des marchés de détail (à l’image de celui d’ex-Meissonier ou Ali-Melah, toujours dans la Capitale); ne se conforment pas du tout aux tarifs de référence récemment fixés par le ministère du Commerce.

Donc, « sans surprise, en ce début de ramadan, les prix des fruits, légumes et viandes ont connu un coup d’accélérateur »; rapporte le site d’information TSA. Il s’agit d’une vilaine habitude  qui a fini par ne plus surprendre « les consommateurs » mais qui les irritent à chaque fois les poussant à s’insurger; commente l’auteur de l’article du média en ligne. 

C’est entre, un manque d’hygiène et des prix faramineux souvent même mal-affichés que se dessinent les traits de nos marchés; en ce mois sacré, où des foules denses et imprudentes de citoyens qui s’empressent à faire leurs courses dans la confusion et le brouhaha, indique le journal électronique qui prédit malheureusement pour beaucoup une chorba (plat omniprésent sur la table des jeûneurs algériens) sans viande cette année.

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