Énergie Algérie : « Pourquoi pas aller au gaz de schiste », déclare Attar

Algérie – La récente déclaration du premier responsable du secteur énergétique dans notre pays est susceptible de remettre au goût du jour ; les vives discussions, en matière d’énergie, autour de ce projet controversé en Algérie qui est l’exploitation du gaz de schiste.

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Compte tenu des « réserves prouvées restantes actuellement ; et l’augmentation de la consommation intérieure ; la compagnie nationale Sonatrach devra réduire ses exportations à compter de 2025. Pour ne plus exporter à partir de 2030, et non 2025, qu’entre 25 à 30 milliards de mètres cubes ». C’est ce qu’a souligné le ministre de l’Énergie, Abdelmadjid Attar, avant d’avoir évoqué la question de l’exploration du gaz de schiste en Algérie. Une fois le décor planté, l’orateur expose l’élément relatif à ladite question.

Il y a lieu, en Algérie, « d’explorer, d’améliorer les taux de récupération ; et pourquoi pas aller au gaz de schiste, si c’est nécessaire ». Cela « à cause des besoins intérieurs au-delà de 2030 » ; a affirmé le ministre de l’Énergie, Abdelmadjid Attar. Ce dernier, sans montrer de certitude dans ces propos ; laissant donc une marge au doute, a soulevé l’éventualité de recourir à cette ressource ; dont les techniques d’extraction sont réputées pour être dévastatrices ; à l’égard de l’environnement naturel. 

Les dires du PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, prononcés depuis une semaine maintenant ; exprimaient plus de clarté. Le Président-directeur général a explicité que « le programme identifié ; pourrait permettre de produire un volume annuel de 20 milliards de mètres cubes de gaz ; à l’horizon 2030 et de créer 15 000 emplois directs ». L’intervenant a tenu tout de même à stipuler que l’exploitation du gaz de schiste constitue « une industrie complexe ». Celle-ci « nécessite plusieurs conditions pour être viable à long terme ». Parmi ces conditions, on trouve « les capacités logistiques ; et la maîtrise des coûts ».

Une Loi sur les hydrocarbures favorable au gaz de schiste

Mais également, « la gestion des risques et impacts environnementaux ». Des recherches y sont nécessaires, fait remarquer Hakkar par la suite. Par ailleurs, la nouvelle Loi sur les hydrocarbures autorise de tourner le regard dans la direction du gaz de schiste, rappelle un article, paru ce samedi, du quotidien national El Watan ; dont l’auteur s’interroge sur l’utilité d’engager des dépenses faramineuses, en matière de recherche concernant l’exploitation de ce gaz.

Il est préférable de simplement investir ces sommes ; dans des projets beaucoup plus prompts à rapporter des gains ; note alors la même source. Une rentabilité à court terme ne peut être assurée que par des secteurs à l’image du tourisme ou de l’agriculture ; d’après le journal francophone. Pour sa part, le président Tebboune a déclaré, aux premiers temps de son élection : « L’exploitation du gaz de schiste nécessite un débat national ».

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