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vendredi, 1 mars 2024
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Algérie : Déficit commercial à 80% pour les premiers mois de 2020

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Algérie – Selon le dernier bilan de l’ONS, un important recul de la croissance économique a été enregistré en 2019, attestant que le déficit commercial a augmenté de 80%, durant les deux premiers mois de 2020 par rapport à la même période de l’année 2019.

En effet et selon les derniers chiffres publiés le 19 avril dernier par l’Office national des statistiques (ONS), la croissance économique pour 2019 a connu une importante régression. Ainsi, ce 26 avril, les Douanes Algériennes ont révélé à travers un communiqué officiel que les deux premiers mois de l’année 2020 ont vu émerger un déficit commercial de 79.16%, se creusant de 1.23 milliards de dollars, contre 686.51 millions durant la même période en 2019.

Il est mentionné dans le document, que les exportations en janvier et février derniers, se sont élevées à 4.9 milliards de dollars; contre 6.795 en 2019, soit une chute de 27.89%. Quant aux importations, une baisse de 18.07% a été enregistrée; passant de 7.481 milliards de dollars en 2019 à 6.129 milliards de dollars en début 2020. 

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D’autre part, l’exportation des hydrocarbures, a reculé de 28.17%. En chiffres, elle s’est élevée à 4.56 milliards de dollars en début de l’année en cours, contre 6.35 milliards pour la même période de 2019. De plus, les hydrocarbures ont représenté 93.08% des exportations Algériennes pour les deux premiers mois de 2020; a souligné la même source.

La croissance économique globale en 2019 s’est élevée à 0.8%, contre 1.4% en 2018, soit un recul de 43%; a rapporté le communiqué précisant que le Produit intérieur brut (PIB) hors hydrocarbures a enregistré une baisse de 27%, soit 2.4% en 2019, contre 3.3% en 2018. Unique ressource en devise, le secteur du pétrole et du gaz, a connu une chute de 4.9% en 2019; en plus de celle enregistrée en 2018, soit 6.4%, a indiqué l’Office.

Un ancien ministre suggère un plan d’urgence

Afin de relancer l’économie du pays « il faut impérativement rompre avec les méthodes de gestion du passé »; a indiqué Ali Benouari, ancien ministre algérien du Trésor lors d’un entretien accordé au quotidien Le Soir d’Algérie dans son édition du 16 avril dernier. L’interviewé a estimé que la dévaluation de la monnaie d’au moins 50%; « pourrait annihiler l’effet de la chute de 50% du prix du pétrole, [et] aidera aussi, en les renchérissant de 50%; à réduire les importations, et ce sans intervention administrative ».

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Il a également préconisé d’annuler les accords de libre-échange avec l’Union Européenne et les pays arabes qui n’ont rien apporté à l’économie algérienne mais qui ont surtout participé à la destruction de l’outil de production national, a-t-il constaté. Il a poursuivi en recommandant de « taxer les grosses fortunes et exonérer les petits revenus et les start-up des impôts ». 

De plus, il faut taxer de 30% les fortunes non déclarées, récupérer les biens de tous les oligarques qui ont été condamnés, et permettre au Trésor public de recouvrer tous leurs avoirs détenus illégalement à l’étranger, a recommandé le spécialiste. Il est également nécessaire de maintenir les réserves de change à 50 milliards de dollars et de n’importer que ce qui est essentiel; a alerté Benouari avant d’ajouter qu’il faudrait établir des dispositifs de protection des travailleurs et des chômeurs.

En conclusion, Ali Benouari a insisté sur la révision du budget accordé à la Présidence de la République et aux ministères de l’Intérieur et de la Défense, et des Moudjahidines; qui selon lui « consomment près de 40% du total du budget de fonctionnement, laissant aux secteurs productifs une part dérisoire », a regretté l’ancien ministre du Trésor.

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