Covid-19 en Algérie : Voici pourquoi le bilan des décès est en hausse

Algérie – Le professeur du Syndicat national des professeurs et chercheurs universitaires, le professeur Rachid Belhadj explique le bilan très inquiétant des décès. Celui-ci augmente quotidiennement à cause du Covid-19. 

Le chef de service de médecine légale au CHU Mustapha Pacha, en Algérie, dévoile les principales raisons de la hausse du bilan des décès quotidiens enregistrée ces dernières semaines à cause du Covid-19. En effet, en Algérie les statistiques quotidiennes démontrent la poussée du nombre de personnes infectées par le coronavirus COVID-19. Mais aussi le nombre de morts.

Rappelons que ce vendredi 27 novembre, le bilan quotidien du coronavirus en Algérie a ressorti la contamination de 1.058 nouveaux cas et le décès de 20 personnes. Selon le professeur Rachid Belhadj, le bilan des décès serait encore plus inquiétant si les morts dites hypothétiques étaient additionnées à celles officiellement prises en compte. Le chef de service affirme que la nocuité du virus est la principale cause de cette flambée des décès.

Puis, il y a la précarité des personnes contaminées. Selon lui, la virulence du virus a amplifié chez les personnes à risque, dans le cas présent chez les personnes âgées; celles qui sont atteintes de maladies chroniques, et considérablement chez les diabétiques. Il cite que durant la première vague, les établissements de santé recevait peu de personnes nécessitant une hospitalisation urgente; selon ce qu’a rapporté le quotidien francophone Le Soir d’Algérie.

L’Algérie touchée de plein fouet par une deuxième vague affolante

Le chef de service du CHU d’Alger parle du nombre officiel des décès dus au COVID-19 et la réalité. En effet, ce dernier reconnaît qu’actuellement au niveau du CHU Mustapha-Pacha, seuls les patients nécessitant d’oxygène sont hospitalisés «… les malades qui saturent à 80% jusqu’à 85% sont sous-oxygénothérapie, par contre ceux qui désaturent dangereusement; ils sont en réanimation et c’est généralement, ces gens-là qui décèdent notamment les personnes âgées», déclare-t-il. De plus, le professeur Belhadj rappelle le nombre des décès enregistrés en ce qui concerne le CHU Mustapha, ce dernier a calculé 10 décès jeudi et 8 vendredi. 

Dans le même sillage, Rachid Belhadj rappelle que le personnel soignant n’a pas le temps de prendre en charge rapidement les nombreux souffrants. Il note aussi les difficultés inhérentes à la réalisation de tests de dépistage. « Nous, au niveau des structures de santé, nous n’avons pas le temps. Ce sont des gens qui arrivent en détresse respiratoire, à 22 heures. On leur fait un scanner. Ils ont presque 80% du poumon atteint. Et ils désaturent.

Il y a la notion de contact et de comorbidités. On n’a donc même pas le temps de leur faire la PCR avant qu’ils décèdent ». En outre, le médecin légiste explique que le ministère de la Santé suit le protocole de l’OMS. Ce qui veut dire que seules les personnes décédées ayant effectué le test PCR sont comptabilisées. Quant aux morts hypothétiques, le professeur clarifie que souvent lorsque les médecins prélèvent ces gens pour un diagnostic post-mortem; 80% d’entre eux sont emportés par le coronavirus.      

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