Coronavirus en Algérie : Vers l’avènement du télétravail (travail à distance) ?

Algérie – Il est probable que la lutte contre le Covid-19, ira jusqu’à atteindre la sphère de la vie active des algériens, en restreignant au maximum les déplacements et les réunions à caractère professionnel.

Dans une démarche préventive visant à limiter la propagation du Coronavirus, Covid-19, le retrait graduel de l’espace public se fait de plus en plus marquant en Algérie. Ainsi, la série de mesures relative au report des manifestations culturelles et sociales, à l’anticipation des vacances scolaires, à la fermeture des mosquées et des lieux de cultes ainsi que la fermeture des frontières ou encore la suspension des liaisons aériennes et maritimes avec les pays infectés, fait du constat posé plus haut une réalité.

C’est toujours dans cette trajectoire prudentielle, face à la progression du Coronavirus, que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a adressé il y a une semaine de cela, une instruction aux chefs de groupe les exhortant de fournir aux étudiants les cours et les TD, via des supports électroniques qu’ils pourraient consulter à partir de chez eux. Cela peut-il être projeté sur le secteur de l’emploi. 

Compte tenu de la situation sanitaire du pays, les chefs d’entreprise et les responsables des ressources humaines, doivent procéder à l’identification des activités que les employés arriveront à exécuter sans quitter leurs domiciles, souligne l’avocat au tribunal de Souk Ahras maître Othmani, dans un entretien accordé au quotidien arabophone El Khabar. Le travail à distance paraît pour beaucoup, être une option nécessaire à envisager dans le cadre de la limitation de la contagion.

Les obstacles qui freinent le télétravail en Algérie

Les relations professionnelles en Algérie, selon Tarik Merah, juriste interviewé par El Khabar, ne sont pas codifiées dans un sens qui permet le travail à distance, du fait de leur soumission toujours en vigueur, à la logique traditionnelle. Les propriétaires d’entreprises, les gestionnaires d’établissements et le législateur doivent développer ces relations en vue de les adapter aux formes modernes de communication, indispensable en temps de crise et de menace comme celui que fait actuellement régner l’épidémie du Covid-19 en Algérie.

Les grossistes du quartier commercial d’El Hamiz, à l’est de la Capitale, ont reçu de nouvelles offres d’entreprises chinoises concernant la possibilité de passer des commandes et d’autres transactions via le web. Amine, qui est un responsable commercial sur place, a déclaré dans son interview à El Khabar, que le mécanisme peine à remplir ses objectifs, car d’après lui, il n’est fiable que dans certaines situations exceptionnelles. 

Un autre commerçant, propriétaire d’une boutique à El Hamiz, a déclaré au même média, que de nombreuses entreprises chinoises ont cessé leurs activités de production et ne peuvent donc pas être traitées même via Internet. Les commerçants de ce quartier d’intenses échanges semblent désemparés.

Le gouvernement algérien suivra-t-il par exemple les pas des dirigeants européens, à l’instar des responsables français qui encouragent le recours des entreprises situées dans le périmètre épidémiologique, au travail à distance ? Sachant que celui-ci, rend en effet possible la poursuite des activités, tout en préservant la santé des salariés.

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