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Des Algériens bloqués en France attendent la reprise des vols

France – On trouve des récits, parfois choquants, d’Algériens, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, qui « galèrent » dans les rues de Paris et d’autres villes de France, dans des témoignages laissant apparaitre leur attente, dans l’angoisse, de la reprise des vols pour renter en Algérie.

Ils sont des Algériennes et des Algériens que toute une mer sépare en effet de leurs proches et amis, leur maison et leurs repères, dans un pays qui s’appelle la France, et les témoignages qu’ils livrent expriment leur détresse profonde en attendant anxieusement la reprise des vols. Ils se retrouvent, forcés à y rester, du mauvais côté de la méditerranée. D’errance en errance, l’anxiété les « bouffe » de l’intérieur en se logeant dans leurs tripes.

La chaîne d’actualité internationale, France 24, est allée voir ceux d’entre eux qui ont manifesté devant l’ambassade de l’Algérie à Paris. C’était une action revendicative qui a montré le ras-le-bol de cette population dont les membres n’exigent pas plus que de retourner dans leurs foyers auprès des leurs. De passage à l’Hexagone, ils ne sont pas du tout des résidents sur place.

L’éloignement, la maladie d’un proche ou même son décès, l’obligation de réintégrer son poste de travail, ou tout simplement leur résidence permanente en Algérie n’ont pas suffi à leur garantir un siège dans un avion en destination de leur pays. Les craintes d’un retour d’avantage tardif poussent donc toutes ces personnes à lancer des signaux de détresse aux autorités algériennes.

Au micro de France 24, ils/elles racontent

« Je n’ai pas de double nationalité. Mon pays, c’est l’Algérie. Et je veux rentrer chez moi. J’ai laissé mes enfants et mon mari malades », se plaint une dame. « Ma mère est bloquée avec moi, confie alors une étudiante. Nous vivons ensemble dans un studio de 10 m2. Ce n’est pas possible. Elle a laissé mon père, mon frère et son travail. C’est juste insupportable ; et impossible à continuer ainsi ».

Une autre femme explique ensuite : « Il y a beaucoup de familles qui pensent qu’on est correctement logés en France. Mais pour les trois quarts, non, ce n’est pas vrai. Il y a ceux qui passent leurs journées dans les bus et le soir ils rentrent juste pour dormir, histoire de ne pas être un fardeau ; pour les personnes qui les hébergent ».

Plus loin encore, l’intervenante ajoute : « J’ai vu une dame qui pleurait dans un parc. Elle s’assoie, toute la journée, dans le parc ; et attend le soir pour rentrer ». Puis, un homme, qui passe ses journées et ses nuits à l’extérieur, éclate en larmes publiquement. « J’ai 42 ans. C’est la première fois que je pleure ainsi. Je pense à mes enfants. Mon travail est stoppé. Je vis dans l’angoisse et le stress », conclut-il enfin avec douleur.

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