Algérie : Voici les conditions pour augmenter les exportations

Algérie – Ali-Bey Nasri a donc révélé la route à suivre pour augmenter les exportations hors celles liées aux hydrocarbures. 

La valeur du dinar algérien dégringole à une vitesse impressionnante, en ce début d’année 2021. L’heure est grave, le pouvoir d’achat des Algériens est au plus bas et la situation est très préoccupante pour beaucoup. Une réunion a d’ailleurs eu lieu au ministère du Commerce, pour préparer la stratégie d’exportations hors hydrocarbures de l’Algérie.

Questionné donc par le journaliste du quotidien francophone, Liberté, sur les conditions nécessaires pour augmenter les exportations en Algérie, le président de l’Association nationale des exportateurs, Ali-Bey Nasri, a d’abord tenu à préciser que certains obstacles qui jusque-là bloquent l’exportation hors hydrocarbures en Algérie, avaient été levés.

Cela témoigne, selon lui, de la volonté du gouvernement de relancer l’exportation hors hydrocarbures. Ali-Bey Nasri a ensuite rappelé que le premier magistrat du pays parlait aujourd’hui d’exportation hors hydrocarbures et a même fixé un objectif de 04 milliards de dollars d’exportations pour cette année 2021.

Ce qui signifie que « le président de la République va peser de tout son poids », assure Ali-Bey. Il le fera, selon ce dernier, pour que l’ensemble des contraintes soient levées ». Le président de l’Association nationale des exportateurs poursuit son intervention.

Ce qu’il faut faire, selon Nasri

L’interviewé a alors indiqué que la situation économique du pays marquée par la crise sanitaire et économique, par la baisse de la valeur du dinar algérien et par l’arrêt de plusieurs secteurs d’activité avait éveillé l’intérêt des entreprises pour l’exportation. Puis le patron de l’ANEXAL a lancé un appel aux autorités.

Il a clamé que le gouvernement doit « accompagner ces sociétés dans cette perspective et leur donner confiance à travers la réglementation des changes ». Ali-Bey Nasri a notamment déclaré que cette image d’hommes d’affaires frauduleux, donnée aux exportateurs, devait être effacée. Cela pour permettre la bonne croissance de cette activité. 

La Banque centrale œuvre-t-elle pour augmenter l’exportation du pays ? 

Le quotidien Liberté l’a interrogé sur la volonté de la Banque centrale d’Algérie (BCA) d’aider les exportateurs algériens. Ali-Bey Nasri a répondu à l’interrogation. Il a donc relaté qu’ils ont demandé de légères modifications dans la réglementation des changes.

Néanmoins, la Banque centrale n’a point voulu donner suite à cette requête, se désole-t-il. Le président de l’ANEXAL a affirmé que la réglementation en vigueur freinerait considérablement les exportations. « Elle nous considère comme des opérateurs suspects », estime-t-il. L’opérateur économique a ensuite conclu.

Il a procédé à cela en affirmant que les exportateurs avaient besoin d’une chose très importante. Il s’agit de la présence des banques algériennes à l’étranger. Ces exportateurs ont besoin aussi, d’après lui, que la diplomatie commerciale du pays aie un rôle très important à tenir. Le développement de ce secteur d’activité ne peut s’en passer d’elle, de l’avis d’Ali-Bey Nasri. 

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