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Algérie : Vers l’instauration du permis à points pour les automobilistes ?

Algérie – Des experts appellent à lancer l’instauration du permis à points afin de limiter les accidents routiers causant des milliers de victimes chaque année.

Un forum organisé par le journal arabophone Ech-Chaab le 26 Février dernier, sous le thème : « La prévention et la sensibilisation des accidents routiers », où de nombreux spécialistes et experts du domaine routier ont proposé l’activation du permis de conduire à points et la nécessité d’appliquer l’article 60 de la loi 01-14 relative à l’éducation routière dans les établissements scolaires afin d’inculquer la culture du trafic aux enfants, a rapporté l’Agence de presse officielle APS.

À cet égard, le représentant du centre national du permis de conduire, Rachid Bourenane, a appelé le ministère de l’Intérieur à accélérer la mise en œuvre du permis à points, afin de réduire les accidents de la circulation, soulignant la nécessité d’assurer la bonne formation des candidats, selon la même source.

Cela va sans dire que le facteur humain et le non-respect du code de la route ont participé à l’inconscience des conducteurs causant encore plus d’accidents chaque jour. Afin de lutter contre l’incivisme et le non-respect des lois par les automobilistes. Des dispositifs en phase d’études seront bientôt mis en place par les pouvoirs publics concernés, a déclaré Bourenane lors de la même rencontre.

Causes et dispositifs de lutte contre le terrorisme routier

Il est extrêmement important d’imposer aux conducteurs de camions et de transports en commun des longues distances la condition des deux chauffeurs, afin de permuter entre eux en cas de fatigue de l’autre, a notifié l’intervenant demandant à ces derniers d’installer le chronotachygraphe, un dispositif qui existe dans la loi mais qui n’est pas appliqué en réalité, et qu’aucune infrastructure routière ne se charge de le vérifier, a regretté Bourenane.

Dans ce contexte, Rachid Bourenane a expliqué que pour l’obtention du permis catégorie D, 25 heures de cours du code de la route et 30 heures de cours de conduites étaient requises, ainsi qu’une limite d’âge légal pour les conducteurs de transports en commun de 25 ans au lieu de 21 ans précédemment, a précisé le journal Ech-Chaab.

Quelles solutions face au terrorisme routier en Algérie ?

Le terrorisme routier continue de faucher les vies de 4.000 victimes et plusieurs blessés sont recensés chaque année. À cet égard, Bourenane a indiqué que 17 écoles de conduite avaient été arrêtées au niveau national, car elles ne respectaient pas le nombre d’heures de conduite à allouer à chaque candidat.

Pour sa part, Kharchi Lakhdar Nazim, représentant de l’organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA), a révélé que 18% des accidents sont causés par les transporteurs routiers dont 4% sont des bus et des taxis et 10% des camions. Il a proposé de mettre en place un dispositif de surveillance numérique des distances parcourues pour les transporteurs et d’introduire une amende pour le conducteur qui enfreint le code de la route.

Dans le même sillage, d’autres représentants liés aux infrastructures concernées ont suggéré la création d’un comité national incluant tous les secteurs afin d’élaborer les mécanismes nécessaires à adopter, identifier les véritables causes et travailler ensemble pour réduire ces drames routiers.

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